Technologies

Traduire les langues du monde en temps réel***

le 04 juin 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 22 octobre 2008

Sociétés

L’Afrique comporte sans doute le pus grand nombre de langues au monde. On en compte effectivement près de 600. Et comme la langue est vecteur de culture, on s’en sépare difficilement et on protège au mieux sa langue maternelle. Parfois, la conservation dans sa langue en milieu multilingue impose des sacrifices exceptionnels. Des sacrifices financiers par exemple que l’Union européenne veut éviter lors de sessions parlementaires au cours desquelles il faudrait parler les vingt-trois langues officielles de l’Union Européenne.

Au lieu de dépenser plus d’un milliard d’euros chaque année en services de traduction et en contrats d’interprètes, il a été mis sur pied un projet dénommé TC-Star : mettre sur pied, sur un système informatique capable de proposer une interprétation pertinente dans la langue de son choix, un discours prononcé dans une autre langue. Le tout, en temps réel, quel que soit le sujet abordé et le contexte. Le but étant de le rendre suffisamment performant pour remplacer les interprètes "humains" lors des débats au Parlement européen.

Selon le journal Le Monde, cette technologie, inventée par IBM, a déjà été concrétisée depuis octobre 2006, en Irak, permettant la traduction orale et simultanée de l’anglais vers l’arabe. L’utilisateur parle dans un micro relié à un ordinateur, lequel reconnaît la phrase, la traduit puis la prononce en arabe.

Bien que chère, cette méthode, dont on trouve quelques extraits (pdf) de travaux, dans des ateliers spécialisés (pdf) et un outil open source en téléchargement The UPC Voice Conversion Toolkit, pourrait résoudre les problèmes des classes multilingues dans les pays pauvres. Elle serait très utile et permettrait ainsi, dans une synergie cohérente, une meilleure saisie des enseignements jusqu’alors dispensés en langues étrangères compromettant la compréhension des contenus de cours. Ce rêve est une voie salutaire qu’exploiteraient plusieurs pays utilisant les cours à distance à l’international.

Des applications semblables, avec le téléphone mobile, s’effectuent déjà sur le mobile polyglotte, ou encore sur l’interprétation de l’anglais sur le mobile.

Il est encore utopique de penser que les sous régions linguistiques africaines utilisant les langues transfrontalières et les nombreuses langues dites mineures gagneraient à lorgner vers cette direction pourtant semée, comme d’habitude, d’embûches d’ordre financier. Mais quel avantage au bout du compte. La formation à distance et les langues locales seraient mises à contribution, en même temps que se conserveraient ces langues de plus en plus menacées d’extinction.

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné