Technologies

WEM : environnements d’apprentissage nouvelle génération

le 20 mai 2003 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Sociétés

La première journée du Marché mondial de l’éducation et de la formation WEM de Lisbonne était consacrée aux conférences. Le débat «Que nous réserve l’avenir des NTIC» présentait les environnements pédagogiques interactifs «intelligents» qui se profilent à l’horizon, évoquait l’accès à des systèmes et services qui placent l’apprenant au coeur des développements de l’industrie de la connaissance, mettait l’accent sur un apprentissage nomade sur mesure et utilisable sur tous supports.

Selon Mme Caulfield, en charge de la e-formation chez Sun Microsystems aux Etats-Unis, la tendance montre que la valeur de connexion des applications est à la hausse (standardisation, IMS) alors que la valeur de construction des applications est à la baisse (design et fonctionnalités). L’avenir des technologies éducatives se dirige donc vers une interopérabilité de systèmes et d’environnements ouverts et non propriétaires tels que Sun One et StarOffice, suite logicielle libre et gratuite pour l’éducation.

M. Cardinali, directeur de la société italienne Giunti Interactive Labs, mettait l’accent sur les sauts technologiques vers l’interaction, la collaboration et la personnalisation. Selon lui, ces changements de paradigmes, ont vu émerger le transfert de données et les procédures dans les années 80, ont apporté la croissance des habiletés et des savoirs dans les années 90 et aujourd’hui, pointent vers des changements d’attitude personnelle et de modèle social. Giunti Interactive Labs développe des services web ambiants, distribués et interopérables sur large bande et accessibles par mobile. Les objets d’apprentissage sont donc réutilisables et durables. Les projets en cours Mobilearn , iEYE, Webkit ou Natacha vous en diront plus sur le dynamisme de cette société innovante.

De son côté, Mme Hjertqvist a présenté le fascinant projet de Laboratoire historique virtuel en 3D du Centre TIC de la ville de Stockholm. Pas de graphiques PowerPoint ici, mais des images et environnements en trois dimensions illustraient ses paroles et comparaient l’approche non-linéaire basée sur l’image des jeunes d’aujourd’hui à l’approche linéaire basée sur le texte des générations précédentes. Le Laboratoire historique virtuel est en fait une plate-forme de communication élaborée pas à pas par élèves et enseignants. Son objectif est de faire découvrir le passé de la ville (dont seule l’église et quelques patés de maison sont encore d’origine) de manière interactive et vivante : vous pouvez savoir quelle famille habitait dans telle maison de tel quartier, combien coûtait les produits de consommation courante à l’époque... Un travail qui ne cesse de s’enrichir et en constante évolution.

Intéressant que ces technologies de pointe aident à mieux se projeter dans l’avenir et... plonger dans le passé en explorant les moyens d’apprendre autrement.

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