Technologies

e-formation : l’Afrique dernière !

le 24 novembre 2003 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Sociétés

Nous avons toujours classé l’Afrique en première place. Pour les catastrophes, les calamités, les épidémies et les sinistres. Rarement ce continent occupe la première place lorsqu’il s’agit des domaines positifs qui apportent fierté et gloire. L’utilisation des Tic a été déjà présentée dans ces colonnes montrant que le continent noir absorbait moins de 1% de la consommation des produits de l’Internet et qu’elle en fournissait bien moins que cela.

L’ UIT, l’Union internationale des télécommunications, qui relève des Nations Unies en ce qui concerne les Télécommunications, avait mis sur pied un indice jusqu’alors inconnu, la Digital Access Index (DAI) qui a pour objectif de mesurer la fracture numérique dans le monde. Ce sujet avait été opportunément retenu lors du colloque organisé à Hourtin 2003 par Africanti pour voir quelle place occupait l’Afrique dans cette jungle numérique et quelles seraient les moyens à prendre pour améliorer la situation.

L’UIT a passé au peigne fin près de 178 pays. L’un des critères de sélection concernait l’état de développement des infrastructures servant de support aux communications par Internet, dont forcément le téléphone. La qualité de ces infrastructures représentait aussi un élément à prendre en considération dans la classification. Les autres critères sélectifs portaient sur l’utilisation et les coûts de l’internet en étroite fonction du niveau d’études et d’éducation des usagers.

Relativement à ces critères, et malgré les recommandations de Bamako 2000, malgré les efforts entrepris entre temps par la plupart des pays africains pour favoriser l’insertion des Tic dans les mœurs sociales, il est encore lointain, le jour où notre continent tiendra le flambeau.

Le téléphone est encore un luxe, la lumière ne brille pas dans tous les hameaux, l’ordinateur est rare, même dans les services publics, les écoles et les universités connectées au réseau Internet se comptent sur les doigts, la fibre optique, qui ceinture l’Afrique pourtant, n’est pas exploitée, les « choses coûtent cher ». L’école classique entre à peine dans les coutumes, l’e-formation a du chemin à faire pour passer nos portes. C’est bien pour cela que nous soutenons que la craie, l’ardoise, le stylo et le cahier sont encore bien plus utiles que la boîte magique.

Bons joueurs, nous devons féliciter les pays de l’Europe du Nord sacrés champions de l’utilisation des Tic même pour l’école. La Suède mène le peloton en avec un indice de 0,85, suivi du Danemark (0,83), de l’Islande (0,82) et de la Corée (0,82). Notre France est 23ème. Et le Zimbabwe, le Kenya, le Cameroun, le Sénégal, et la Côte d’Ivoire, etc. caracollent à la queue pour des niveaux d’accès très faibles.

Le texte est consultable sur le classement .

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