Technologies

Portables, accessibles en tout lieu, à tout instant

le 03 septembre 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Sociétés

On le sait, à l’heure où certains pays sont encore préoccupés d’obtenir l’accès à des technologies de base bien nécessaires à la garantie de leur quotidien, d’autres poursuivent leur route prenant, dès lors, quelques longueurs d’avance. La question sera néanmoins toujours de savoir si ces éclaireurs ne se sont pas fourvoyés, auquel cas, ils devront rebrousser chemin.

Ainsi, l’informatisation des tâches scolaires ne date pas d’hier. Or, dès le début de leur conception, certains plans d’équipement des écoles en matériel informatique ont-ils rapidement opté pour une infrastructure spécifique originale : des portables à l’école.

Si l’on ne peut citer que quelques cas, on mentionnera l’école secondaire de la Commission scolaires des Découvreurs : Les Compagnons-de-Cartier , de Sainte Foye (Québec). Le projet Protic est parmi les pionniers en la matière.

Notons aussi l’école primaire de la Source , membre de la Commission scolaire des manoirs qui débuta également son projet " portables " en 1995.

Depuis lors, nombreuses sont les initiatives semblables qui ont abouti très concrètement.

On peut consulter sur Internet :

- Sur base d’une expérience initiée en Australie au bénéfice de 10.000 étudiants, la Trevor Day School de New York inaugurait en 1996, un programme d’équipement en ordinateurs portables.

- A l’instar du projet canadien Protic, le projet français "Sciences et technologies " mis sur pied dans la région des Landes, et visant un taux d’équipement d’un ordi par élève a connu un retentissement médiatique certain.

- En Belgique, principalement néerlandophone, les établissements secondaires se sont lancés dans le projet Anytime, Anywhere Learning de Toshiba et Microsoft, car la politique régionale d’équipement laissait la responsabilité du choix technologique aux établissements scolaires. Dans la partie francophone, le projet a été testé par des classes pilotes dans plusieurs établissements. On trouvera deux témoignages : l’école secondaire Saint-Berthuin de Malonne et l’Institut Notre-Dame et Sainte-Croix de Hannut . Mais les responsables politiques francophones de l’équipement s’interrogent sur l’opportunité de cette orientation.

- Les deux partenaires commerciaux précédemment cités ont élargi leur zone d’influence , en Angleterre notamment. Ils présentent des témoignages en ligne sur leur site anglophone .

- Les constructeurs et fournisseurs de logiciels se livrent une lutte acharnée. Quand un marché est acquis, on n’a pas peur de parler de la " vente du siècle ".

- Les projets ne sont d’ailleurs pas absents des écoles où la population est victime du fossé numérique que connaît notre société.

- Si les projets évoqués ci-dessus touchent principalement les équipements des classes de l’enseignement obligatoire, il est également des lieux de formations pour adultes qui ont envisagé cette option. Voici un exemple dans le Massachussett : le ABI, Adult Basic Institute .

Pédagogiquement, le choix est sans doute bien compréhensible,. On peut penser en effet, que la fourniture d’ordinateurs portables favorise leur utilisation à tout moment et en tout lieu. Y compris à domicile, si on autorise les élèves à emporter avec eux la machine qui leur est allouée. C’est alors le milieu familial tout entier qui est susceptible de s’initier aux nouvelles technologies. Prêtée au même élève, durant tout le temps de sa scolarité, la machine sera d’autant mieux respectée que celui-ci en sera le responsable attitré. L’avantage sera alors vraisemblablement un usage optimal, comparé aux infrastructures collectives pas toujours accessibles, pas nécessairement laissées en état de marche par l’utilisateur précédent.

Certes, les premiers partenaires de ce genre d’initiative sont des commerciaux désireux d’inonder fortement le marché de l’éducation, mais dans le consortium qui travaille autour de ce concept, on retrouve aussi des pédagogues et des enseignants de terrains.

Le questionnement va bien au-delà de la seule question de l’équipement des classes. Ce sont des expériences pilotes qui sont menées pour tenter de savoir si la voie pédagogique choisie figure parmi celles qu’il faudra privilégier à l’avenir Quand les moyens seront plus nombreux pour faire face aux coûts réels de cette option.

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