Technologies

Les "serious games" comme stimulateurs d'apprentissages professionnels

le 27 novembre 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 18 janvier 2012

Sociétés

Habituellement, on associe les jeux à la paresse intellectuelle, au loisir. Bref, au "pas très éducatif". Il y a bien sûr les programmes de jeux pour enfants qu'on qualifie d'éducatifs, mais pour les adultes, les jeux - surtout les jeux vidéo et les simulateurs - sont perçus comme un divertissement plus qu'autre chose.

Pourtant, à l'Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon et dans d'autres écoles françaises d'ingénieurs, on valorise de plus en plus les "serious games". Les responsables d'études y voient des avantages importants, allant jusqu'à déclarer qu'une heure passée sur un "serious game" équivaut à 7 heures de cours magistral !!! Pas étonnant qu'à l'INSA de Lyon, par exemple, l'accent sur ces jeux a été mis en oeuvre. Au point qu'on essaie de créer un "serious game" par année ! Le travail collectif investi sur ces projets de jeux est colossal : des milliers d'heures pour un seul projet. Il ne faut donc pas s'étonner du fait que d'autres écoles d'ingénierie françaises lorgnent du côté de l'Institut de Lyon... L'avenir, pour certains responsables, passe par l'implantation de ces jeux dans le cursus de formation des ingénieurs en devenir.

Mais il n'y a pas que le corps de métier des ingénieurs qui bénéficie de "serious games". En effet, les futurs garagistes aussi auront droit, en 2009, à un simulateur pour leur formation. Le jeu, inspiré des succès des Sims ou de Second Life, plongera un avatar (l'étudiant) dans un garage virtuel où il devra agir de la même manière que dans la réalité. On espère ainsi toucher encore plus d'étudiants car nombre d'entre eux sont intéressés par les formations à distance. On souhaite aussi que davantage de jeunes s'intéressent aux métiers de l'automobile. Dans un contexte de crise dans le secteur, de nouvelles têtes ne seraient pas superflues pour améliorer le sort de l'automobile. C'est, en tout cas, ce à quoi le Véhipôle sera dédié: éduquer des garagistes en devenir.

Voici deux corps de métiers - que l'on oserait qualifier de "traditionnels" - qui voient dans le "serious game" un avenir prometteur, une nouvelle façon de former. Face à ces nouvelles attitudes, la question n'est plus tant de savoir si le "serious game" a sa place dans un modèle de formation, mais sous quelle forme il se présentera et à qui il s'adressera dans les prochaines années. Combien de secteurs profiteront de l'explosion du développement de "serious games" ?

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