Technologies

Radios numériques proximales : Worlspace prend encore plus d’espace

le 04 novembre 2003 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Sociétés

Au cours d’une réunion avec la presse tenue à Dakar le 7 mai 2003, la radio satellitaire de l’Afrique et des pays du Sud commence à s’intéresser aux problèmes quotidiens de ses quelques auditeurs. Après avoir contribué à l’expansion des radios numériques africaines, Worldspace a connu des passages pénibles malgré la philosophie humanitaire qui sous-tend les initiateurs de cette entreprise.

À Yaoundé comme à Libreville et Bamako, à Luanda comme à Bouaké et Bangui, à Saint Louis, Dakar ou Ndjaména, Worldspace ne passe pas inaperçue, car le satellite est venu à la rescousse de la radio en général et de la radio éducative en particulier. Worldspace permet d’écouter, avec la qualité numérique, des émissions radio à partir de terminaux (postes radio) conçus par (ou pour) WorldSpace et fabriqués par divers industriels japonais. Au Sénégal, trois radios sont abonnées à WorldSpace et diffusent la totalité de leurs émissions dans le pays et partout en Afrique, au Moyen-Orient et dans la majeure partie de l’Europe. Africa N°1 , la radio africaine, a récemment abandonné Afristar pour exploiter son propre satellite.

Les besoins des Africains concernent en priorité l’éducation et la formation. C’est pourquoi les nombreuses radios africaines développent aujourd’hui des émissions interactives relatives à des activités scolaires, à des compétitions scientifiques, aux programmes académiques qui passionnent les auditeurs pour qui la télé est encore un luxe. Les radios proximales et numériques foisonnent maintenant, mais les récepteurs Worldspace, identiques aux radios ordinaires en dehors de leur antenne particulières, coûtent encore les yeux de la tête et remettent à plus tard la connexion avec Afristar.

L’Agence de la francophonie utilise Worldspace pour le canal éducatif francophone dont les programmes renouvelés avaient déjà été présentés dans Thot. L’accès à ces programmes est malencontreusement rendu difficile pour des raisons techniques et aussi pour le prix prohibitif des postes récepteurs. À la rencontre avec la presse du 7 mai dernier à Dakar, les représentants de la société annoncaient que le but de WorldSpace est de baisser ces prix à moins de 100.000 FCFA au lieu de 130.000 à 150.000 FCFA de la gamme actuelle de radios disponibles. Ce qui n’est pas donné.

WorldSpace va également se diversifier pour mieux rentabiliser l’investissement. Les applications, qui visent aussi les professionnels (entreprises, administrations, etc.), en plus du grand public, concerneront la fourniture d’informations presse en temps réel (Presse quotidienne par satellite) à l’éducation-formation à distance en passant par les services marins (météo marine par satellite), les informations financières et le "datacast" (transmissions de données diverses par satellite).

La formation à distance par le numérique est impatiemment attendue vu le nombre de jeunes en quête de science et d’instruction, mais qui sont entièrement démunis. Les secteurs sociaux comme l’éducation, la santé et le développement des infrastructures méritent qu’on s’y attarde. La radio numérique, la visioconférence, le télé-enseignement par l’imprimé demeurent les voies royales et complémentaires pour l’éducation. Si ces outils semblent coûteux, ils sont cependant un moyen parmi d’autres pour instruire et éduquer la jeunesse massive de l’Afrique.

Ces vœux ne seront réalisés qu’en impliquant les Africains eux-mêmes à cette mission, à les amener à se prendre eux-mêmes en mains pour conduire, seuls, leur propre destin. C’est certainement le plus difficile.

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