Technologies

L’utilisation de Flash en éducation, inconvénients et avantages***

le 23 juillet 2006 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Sociétés

Les techniciens en rafolent, les graphistes l’adorent et les jeunes aussi; pour ces raisons les animations Flash et les sites entièrement montés avec cette technologie sont fréquents.

Outre la présentation vectorisée, qui s’adapte à la taille de l’écran sans perte de finesse, ses capacités multimédia et interactives et sa portabilité multiplate-forme sans faille, ses qualités ont de quoi plaire; cependant, ces même qualités ont leur contrepartie qui handicapent sérieusement son utilisation, dont :

  • le fait que l’on ne puisse copier-coller quoique ce soit,
  • que les boutons du navigateur soient inutilisables pour naviguer dans la production,
  • qu’il ne soit pas possible de lancer une recherche dans le document,
  • qu’il n’y ait pas d’indexation possible des éléments et surtout,
  • que la moindre mise à jour demande des connaissances techniques spécialisées.

Ces contraintes et plusieurs autres ont engendré un rejet massif de la formule en éducation,. Cependant, certains éditeurs en ont en fait leur principal et presque seul format de diffusion. Leur choix s’explique.

La réponse des éditeurs

Le fait de ne pas pouvoir effectuer de copier coller et qu’il faille des connaissances techniques (et les codes sources) pour modifier le contenu facilite beaucoup la protection des droits et le contrôle de la diffusion des oeuvres. Pour un éditeur, la question a son importance. Sans compter les avantages pour eux du lien de dépendance avec le client et l’attrait graphique des productions.

Le fait que les procédés de navigation soient entièrement sous contrôle rend les productions particulièrement adaptés à une clientèle peu familère avec l’ordinateur ou qui ne désire pas de casser la tête, souvent les clients d’une entreprise ou ses travailleurs les moins qualifiés.

La réponse des institutions d’enseignement

Pour les institutions d’enseignement, le fait que la recherche et l’indexation du contenu ne soit pas possibles limite l’utilisation pédagogique aux contenus brefs et aux démonstrations intégrées dans des sites HTML qui eux sont indexables.

Le fait qu’il faille des connaissances techniques pour effectuer les modifications de contenu limite l’utilisation aux contenus pérennes, stables, comme des simulateurs de principes techniques ou mathématiques.

L’utilisation plus intensive du Flash leur demandera le maintient d’une équipe de concepteurs programmeurs et un encadrement des procédures de modification : le temps des techniciens est généralement coûteux.

Enfin, l’intégration des productions dans une plate-forme de gestion des démarches et des résultats des étudiants est suffisamment complexe pour limiter l’utilisation du Flash à des granules de contenu circonscrits.

En tant qu’institutions publiques et subventionnées par les taxes des citoyens, la protection des droits est un sujet moins sensible et on verra souvent les productions sous licence Creative Commons et apparentées.

Pour ces raisons, les institutions privilégient les objets d’apprentissage en Flash dans un cadre de gestion plus souple et évitent le «tout Flash».

Flash - Le site officiel

Exemples d’éditeurs

Un argumentaire : Sites Flash : vingt-cinq raisons de dire non, de Patrick Murris

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