Publié le 10 décembre 2018Mis à jour le 10 décembre 2018
Les « memes » peuvent-ils être pédagogiques ?
Ces images humoristiques ont un potentiel pédagogique étonnant
Internet présente divers aspects :
la grande bibliothèque contenant des savoirs sur presque tous les sujets;
les allées sombres de la Toile sont là où se complait l'illicite;
les places publiques des réseaux sociaux où parfois les cris enterrent les conversations;
et il y a surtout beaucoup d’amuseurs dans ce monde virtuel.
En effet, l’humour est fort présent sur Internet et une forme est même née sur le Net. Le « meme » est une image souvent tirée d’une œuvre audiovisuelle à laquelle on accole une blague sarcastique ou correspondant à ce que véhicule le cliché.
Si cet humour fait rire petits et grands dans l’univers virtuel, peut-il être repris dans la sphère éducative? Après tout, il peut tout à fait servir à apprendre et ces codes sont encore plus connus et appréciés des jeunes; certains enseignants semblent clairement avoir vu les possibilités pédagogiques des memes.
La prof qui corrige avec des « memes »
Les copies d’examen ou de travaux se ressemblent généralement: des marques de stylo encerclent ou soulignent les fautes, des commentaires du professeur occupent les marges et enfin une note est attribuée en début ou en fin de travail. Cette dernière obsède les apprenants qui omettent ainsi le reste, l'important qui donne un aperçu de ce qui est maîtrisé ou pas. Et s’il y avait moyen d’attirer le regard de l’élève sur ces annotations?
Une enseignante d’anglais de 27 ans dans l’Illinois, aux États-Unis, a décidé d’adopter une nouvelle approche d’évaluation. Elle a commencé à se servir de petites images à coller sur les copies afin que ses élèves comprennent mieux la correction. Ainsi, par exemple, elle use de la photo d’un joueur de basketball confus pour montrer les parties incompréhensibles . Elle utilise aussi une image du célèbre chef Gordon Ramsay dans un cliché où il est exceptionnellement satisfait, pour souligner le bon travail d’un apprenant.
Son utilisation des « memes » a été inspirée par deux raisons. Premièrement, parce qu’elle base déjà beaucoup son enseignement sur la culture populaire, les films, la politique, les médias sociaux, etc. Pour elle, il est plus facile d’enseigner la langue avec des exemples plus proches du quotidien. Deuxièmement, l’usage de « memes » lui permet, selon elle, d’enlever de la pression négative des fautes commises en faisant rire l’apprenant. Une démarche qui fonctionne puisque la réaction de ses élèves a été plus que positive. Ils ont adoré cette approche leur rappelant les blagues qu’ils se partagent déjà sur les réseaux sociaux.
Les « memes » à d’autres sauces
En fait, ces images humoristiques peuvent être utilisées à bien des sauces et pas seulement en correction d’épreuves. Elles peuvent être imprimées en affiches pour créer des règles de classe, apprendre de nouveaux mots ou même briser la glace pour une matière.
D’ailleurs, le « meme » peut aussi être une activité pédagogique. En effet, un enseignant pourrait inviter ses élèves à concevoir des memes pour résumer le chapitre d’un livre qu'ils ont lu, un événement historique ou décrire une réalité géographique. Par exemple, un professeur de mathématiques a demandé à ses élèves de mettre au point des memes liés à l’apprentissage de la matière. Le résultat a été partagé en une vidéo YouTube qui a fortement circulé dans les milieux académiques :
Le succès du « meme » repose en grande partie sur l’humour, bien sûr, mais aussi sur son efficacité. En effet, un peu à la manière du « nugget learning », ils peuvent être des petites bouchées d’apprentissage faciles à acquérir pour les apprenants.
Cela ne pourra jamais devenir un support didactique unique mais les enseignants ne devraient pas se priver de cet apport humoristique. Attention, toutefois, surtout dans le monde anglophone, des « meme » commettent des fautes grammaticales par exprès. Ce qu’il faut éviter dans un contexte pédagogique. De plus, il faut s’assurer que le message soit compréhensible par tous et donc ne pas utiliser des images trop ambigües.
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