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Publié le 02 avril 2001 Mis à jour le 02 avril 2001
Beaucoup d’artisans rigolent quand on leur parle de standards... "Pourquoi faire?" disent-ils.
Ils adaptent leurs produits à chaque personne et à chaque usage; les standards leur paraissent plus comme des entraves que comme des avantages.
Mais dès que l’on aborde le monde industriel, celui de la production pour des grands nombres, celui des systèmes complexes, celui des marchés internationaux; les standards s’imposent alors comme "allant de soi".
En effet, ce sont les standards qui permettent aux culasses d’ampoules de correspondre aux diamètres des prises à Singapour comme à Paris ou à Montréal; qui font que les appareils ménagers puissent passer par les portes des maisons; que les moteurs tournent à telle vitesse sous telle tension; etc.
En éducation, si l’on considère que maintenant les cours peuvent avoir une diffusion mondiale et qu’ils peuvent s’adresser non pas à 30, 300 ou 3 000 individus mais bien à 30 000 ou à 300 000, il devient alors concevable qu’ils répondent à certains standards, ne serait-ce que pour permettre leur gestion dans des systèmes complexes.
De plus, en considérant qu’il existe plus de 100 plate-formes de production et de gestion de produits de formation en ligne, la nécessité de standards ne fait plus de doute.
Les standards :
Qui dit standard dit également marché et c’est donc à qui contrôlera les standards. Ceux-ci devraient être définis par des organismes internationaux indépendants et sans intérêts directs supérieurs à ceux des usagers...
Voici les principaux standards en jeu en ce moment :
La mission du IEEE LTSC est de développer des standards techniques, des pratiques recommandées et des guides pour le développement des composantes, des outils et des méthodes de design qui facilitent le développement, l’implantation, la maintenance et l’interopération des systèmes et composants éducatifs et formatifs.
Plusieurs des standards (les Learning Object metadata standard) développés par l’IEEE LTSC seront adoptés comme standards internationaux par ISO/IEC JTC1/SC36 - Information Technology for Learning, Education, and Training.
Ce système comprend :
et fait en sorte qu’un étudiant ayant réussi un cours de trente heures de niveau universitaire avec la note «Très bien» soit reconnu comme tel dans un autre pays ou une autre université.
L’AICC est un autre système de standards visant l’interopérabilité entre les plate-formes.
Le Dublin Core Metadata Initiative, n’a rien d’irlandais son nom provient de Dublin en Ohio (États-Unis).
The Dublin Core Metadata Initiative vise aussi le développement de pratiques et de standards d’interopérabilité pour les documents en ligne par un système de balises de metadonnées qui qualifie le contenu et les différentes composantes d’un cours.
Guide d’utilisation Dublin Core en françaisListe des métadonnées du DC pour les ressources éducatives en ligne
Le SCORM est un modèle de référence qui définit un «modèle de contenu» de formation dans Internet.
C’est un ensemble de spécifications techniques intereliées développées pour correspondre aux exigences du Département de la Défense des États-Unis.
C’est également un processus pour lier ensemble des groupes et des intérêts disparates.
Enfin, c’est un document en évolution pour regrouper au même endroit les morceaux et pièces d’un ensemble
Les standards inspirés du Scorm et de Dublin Core, mais adaptés au contexte australien.
36 éléments détaillés, bien délimités et pratiques.
Vise à améliorer la compatibilité entre les plate-formes.
Peut-être le système le plus pratique et effectif actuellement
.La société IMS Global Learning Consortium regroupe 250 institutions, agences gouvernementales et entités commerciales (dont British Telecom, M2S et l’Université de Barcelone et ... Microsoft), qui visent à développer des normes entre les plate-formes.
Les spécifications techniques développées par l’IMS sont disponibles gratuitement à partir de leur site : Learner Information Package, Question and Test, and Reusable Competency Definitions specifications.
Voici deux agences de normalisation. Toutes ces normes finiront bien par s’intégrer aux systèmes internationaux.
Un participant aux forums de Thot (JF Auvergne) faisait remarquer que les normes de qualité de ces organismes offrent déjà « un référentiel adéquat à la qualité des systèmes d’apprentissage.»
La marque RIP n’est pas vraiment une norme mais bien une tentative de certification décernée aux produits multimédias qui répondent à des critères de qualité pédagogique des contenus, de pertinence d’usage des technologies de l’information et de la communication dans la démarche pédagogique et de simplicité d’utilisation.
Il s’agit d’un conseil, en aucun cas d’une prescription, les équipes pédagogiques étant maîtres du choix de leurs outils.
Pour terminer, ce dossier d’Edubyweb « La standardisation du e-learning» apporte plusieurs informations sur les différents acteurs de la normalisation de la e-formation.
Merci à 50 liens sur la formation pour cette référence.