MarcoPolo Météo pour les enfants - Sympathique et gratuit
Cette application destinée aux jeunes enfants de 4 et 6 ans constitue une initiation ludique au monde de la météo
Publié le 07 mars 2020 Mis à jour le 07 mars 2020
À une époque de changements climatiques majeurs, difficile de savoir ce qui arrivera dans le monde. L’Australie aurait probablement aimé être au fait qu’elle allait vivre les pires feux de forêt de son histoire en 2020. Les pays européens auraient sans doute été mieux préparés à des vagues de chaleur s’ils avaient été au courant. Cela aurait évité des coûts astronomiques pour les assureurs : près de 2,98 billions de dollars américains pour la décennie 2010-2019. De quoi faire craindre le pire avec une planète continuant de se réchauffer.
La météorologie essaie bien des modèles de calcul mais cela demeure fort compliqué. Ils ne peuvent analyser les téraoctets de données qu’en six heures. Ce qui permet un rafraîchissement des cartes météo quatre fois par jour, ce qui est déjà un exploit remarquable pour les météorologues. Or, Google est en train de produire un algorithme qui serait capable de décortiquer toutes ces données en 5 minutes. Pas de danger pour les météorologistes puisque celui-ci n’est en mesure que d’observer sur les six prochaines heures et non pas plusieurs jours. Néanmoins, combinée à leur travail, l’intelligence artificielle pourrait changer la donne et pas qu’en météorologie.
En effet, les informaticiens et scientifiques espèrent beaucoup de différentes expériences en intelligence artificielle pour prévoir les effets des catastrophes naturelles. Cela peut sembler fataliste mais puisqu’elles ont des chances de s’amplifier dans les années à venir, ils comptent sur l’informatique pour empêcher le pire. Certains chercheures aux États-Unis se penchent sur un algorithme capable, à partir de son apprentissage, de mettre en place des plans d’évaluation et des itinéraires pour les services d’urgence et de transport en cas d’inondation.
L’intelligence pourrait prédire aussi de potentiels dégâts ou complications. Par exemple, à Londres, des experts espèrent développer un outil pour planifier l’état des égouts de la capitale britannique et, ainsi, prévenir les débordements. Du côté américain, des équipes s’affairent sur des intelligences en mesure d’identifier les faiblesses actuelles d’un système électrique afin d’éviter des pannes causées par des branches d’arbres non émondées. Certains essaient aussi d’en créer capables de prévoir les dégâts potentiels d’un ouragan sur diverses zones dans le but de de mieux s’y préparer.
Dans un monde dont le climat est bouleversé, l’aide de technologies (bien qu’elles-mêmes contribuant à ces changements) ne sera possiblement pas de trop. Dans certains cas, la réalité mixte semble de mise. C’est-à-dire qu’une caméra copie les données topographiques d’une région et il est alors possible de simuler les effets d’un incendie en forêt ou d’une inondation sur les terres. Dans cette même approche, une équipe montréalaise a d’ailleurs développé une vision de 2050 au rythme du réchauffement actuel. L’algorithme analyse les données et retranscrit en images comment le niveau d’eau pourrait modifier les paysages québécois.
D’autre part, une bonne partie du travail des I.A. serait de pouvoir prévoir les potentielles inondations et ainsi ajuster les projets de construction en conséquence. En effet, les calculs des algorithmes montreraient les réelles zones inondables.
Mais les intelligences artificielles pourraient faire plus. Des scientifiques de la communauté internationale se sont rencontrés et ont rédigé un document pouvant donner une idée des potentiels de cette technologie. Elle pourrait effectivement prévoir des catastrophes et des dégâts mais aussi offrir des solutions pour diminuer les émissions des cimenteries, proposer des schémas d’agriculture plus précis et efficaces, etc.
Évidemment, l’I.A. n’est pas une panacée et il faudra en outre que les instances publiques prennent la question des changements climatiques à bras-le-corps. Au moins, elle serait là pour aider scientifiques et experts à se préparer au pire.
Illustration : Free-Photos de Pixabay
Références