L’association @freak - Les TIC au service du développement du Sud
De belles initiatives à suivre et une énergie à soutenir assurément.
Publié le 04 janvier 2001 Mis à jour le 04 janvier 2001
Après des années de collaboration au développement, plusieurs organismes commencent à pouvoir regarder derrière eux et analyser leurs succès et leurs échecs.
Si les conclusions présentées ici concernent des projets reliés à l’approvisionnement et à la gestion de l’eau, leurs principes peuvent aussi bien servir dans d’autres domaines, y compris à celui de l’implantation de centres de formation locaux.
Voici donc les principaux résultats d’une enquête sur Comment assurer le succès des projets, menée dans le cadre du Programme pour l’eau et l’assainissement.
En voici quelques extraits :
La demande des ménages doit orienter les décisions d’investissement.
La pérennité (des projets) est plus élevée lorsque la demande est exprimée directement par les ménages, et non par l’intermédiaire des chefs traditionnels ou des représentants communautaires.
D’après l’étude, c’est lorsque les ménages, et non les représentants communautaires (comités, chefs traditionnels ou administration locale), participent à l’amorce du projet et à la prise de décisions concernant le système que la relation entre une approche impulsée par la demande et la pérennité du projet est la plus forte. L’étude révèle que la perception des ménages et celle des notables de la communauté avec qui travaillent l’équipe du projet ou les intermédiaires sont souvent très différentes.
Nombreux sont les exemples de projets confisqués par des représentants communautaires à leur profit, que ce soit en plaçant le système sur leur propriété, privant ainsi certains segments de la population de la possibilité d’y accéder, ou en optant pour une formule rejetée par d’autres membres de la communauté. Il est encore d’autres cas où, les représentants communautaires n’ayant pas tenu compte de la demande émanant de certains groupes de population, comme les femmes ou les pauvres, le projet a abouti à des aménagements qui n’étaient pas conformes aux souhaits de l’ensemble de la communauté. Souvent, les membres de la communauté déclarent alors ne pas être satisfaits du service, ne se sentent guère maîtres du projet et se montrent peu disposés à en financer l’entretien. Il ressort de l’étude que la qualité s’améliore dès lors que les projets, les ONG, ou les autres intermédiaires emploient des agents de vulgarisation bien formés, de sorte que tous les membres de la communauté aient l’occasion de participer au processus décisionnel.
Les ménages ne sont pas informés des diverses formules possibles dans le cadre des projets multisectoriels.
Le nombre des projets communautaires de petite envergure que les projets multisectoriels peuvent financer n’est pas prédéfini. En principe, la formule doit permettre aux communautés d’exprimer les demandes les plus diverses (autrement dit, de choisir non seulement entre différents types ou niveaux de service, mais également entre différents secteurs), mais la plupart des ménages servis par ces projets ont déclaré ignorer qu’ils pouvaient opter pour un autre type de projet.
En conclusion (remplacer ici les références sur l’eau par «éducation»)
Assainissement pour les pauvres en milieu urbain : L’approche de la planification stratégique
Les interventions qui sont fondées sur des motifs altruistes et qui ne procurent pas d’avantages tangibles se sont avérées difficiles à maintenir à long terme.