Publié le 28 septembre 2021Mis à jour le 28 septembre 2021
Le management moderne a-t-il gardé des relents du nazisme?
La théorie de Johann Chapoutot fait jaser
Nous aimons croire que le nazisme a été une espèce d'accrochage de l'humanité, une erreur venue de nulle part en souhaitant qu'elle ne revienne pas. Or, le professeur d'histoire contemporaine Johann Chapoutot travaille depuis des années à montrer qu'en fait, le courant de pensée s'est nourri de nombreuses idéologies courantes en Occident.
Sa thèse expliquait pourquoi les nazis étaient si fascinés par l'Antiquité et un de ses plus récents ouvrages "Libres d'obéir - Le management, du nazisme à aujourd'hui" rappelle que certaines techniques managériales actuelles s'en rapprochent.
Entendons-nous bien, sa conclusion n'est pas de dire que les patrons sont des nazis. Or, le capitalisme adopte, par moment, certaines idées qui ont été pensées, entre autres, par Reinhard Höhn, grand penseur de la productivité allemande.
Par exemple, le concept que les employés sont heureux afin qu'ils obéissent ressemble fortement au "happiness management" qui existe de nos jours ou l'usage de la terreur, de la vision des travailleurs comme de la ressource.
La conception de remplacer le rôle de l'État par des agences provient aussi de Höhn qui a dirigé d'ailleurs une école de commerce importante après la Seconde Guerre mondiale. Le spécialiste du régime nazi nous invite à réfléchir ses emprunts et peut-être nous demander s'ils ont encore lieu d'être.
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La vétérinaire Sabrina Krief s’entretient avec Normand Mousseau sur son travail sur l’alimentation des chimpanzés. Une entrevue pour en savoir plus sur le métier de vétérinaire, l'alimentation des singes et comment ce type d'études peut aider à mieux comprendre l'Homme.
D’après une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Montréal et d’autres chercheurs, la trajectoire de poids pourrait déterminer le degré de réussite scolaire chez les jeunes. Les enfants qui ont un poids insuffisant persistant entre quatre et sept ans ont moins bien réussi à un test cognitif à l'âge de huit ans.
Au lieu des formations classiques, les programmes sont développés pour aider les étudiants, chômeurs, professionnels en réorientation de carrière, bref de toutes les couches sociales, à créer des profils adaptés reconnus et qui répondent à un besoin réel dans le marché des compétences.