Faciliter l’accès aux Grandes Écoles de Commerce
La diversité des parcours et des milieux sociaux vient contrecarrer une croyance qui a la vie dure : le coût de ces parcours prestigieux n’est accessible qu’à une élite financière.
Publié le 26 septembre 2022 Mis à jour le 29 septembre 2022
Liu Thai Ker aurait pu suivre les traces de son père et choisir le métier de peintre. Il a préféré travailler sur d'immenses canevas : les villes. Cet architecte est l'un des grands penseurs derrière la ville de Singapour devenue une des plus belles cités du monde. Depuis, son expertise a servi dans d'autres milieux urbains. Il explique dans cette vidéo donnée à TED (en anglais, avec sous-titres anglais ou espagnol) sa vision de l'urbanisme.
Déjà, comme il le rappelle, quand les Britanniques quittent Singapour en 1960, l'agglomération est loin d'être ce qu'elle est aujourd'hui. Une immense partie de la population vit dans des habitations très pauvres, presque des taudis. Ainsi, le gouvernement de Singapour a travaillé à ce que chacun puisse avoir un logement décent. Pour monsieur Ker, la ville doit être conçue comme un milieu de vie viable où chaque strate a son utilité. Le centre-ville servant à des exigences très nichées. Par la suite, chaque "étage" répond à des besoins commerciaux, industriels, éducatifs, etc. L'idée est d'éviter d'engorger inutilement de trafic des quartiers.
Il déplore d'ailleurs que les villes ne réfléchissent pas à leur aménagement en prétextant que le monde évolue trop vite. Or, une réflexion architecturale à long terme pense aux possibilités sur des décennies et s'assure de la pérennité de ses installations. Après tout, son plan pour Singapour s'étend de 1991 à 2091! Pour lui, les trois clés de l'urbanisme résident dans l'humanisme, la résilience et la viabilité écologique. Il s'agit, comme il le rappelle, de milieux de vie qui doivent subsister au temps.
Durée : 15min19
Crédit photo : fr.depositphotos.com