Au sein du monde éducatif, la réussite scolaire est souvent présentée comme le résultat automatique d’un effort de travail personnel. À l'inverse, en cas d'échec ou de difficultés, son défaut constitue l'explication la plus répandue. L'effort de travail personnel est également le conseil le plus prodigué aux élèves en peine avec les exigences scolaires alors que paradoxalement, il s'agit de l'une des tâches la plus difficile qui puisse être demandée tant elle est chargée d’attentes implicites.
Nous en retenons quatre :
- La première est d’ordre matériel. En formulant le "Doit travailler davantage" : a-t-on vérifié que les conditions matérielles et d’équipement étaient présentes pour que l’élève effectue ce qui lui est demandé ?
- La deuxième est d’ordre conceptuel. En stipulant "Manque de travail ou travail insuffisant" : a-t-on clairement dit à l’élève ce qu’il n’avait pas fait afin qu’il corrige ses manquements ?
- La troisième est de savoir ce qui pourrait susciter la motivation ou l’envie. Il ne suffit probablement pas de dire à un élève "Tu dois travailler" pour qu’il comprenne les raisons qui vont le conduire à faire ou apprendre des choses dont il ne perçoit que très vaguement l’utilité.
- La quatrième est liée à l’autonomie. À quel moment a-t-on vérifié que l’élève avait acquis la faculté de travailler, si possible correctement, seul ?
D’ailleurs n’est-ce pas là l’objectif ultime de la formation des élèves : qu’ils soient en mesure de faire seuls ? Comment et quand leur apprend-on cette compétence ?
Travail personnel de l’élève : de quoi parle t-on ?
Quels sont les temps et les espaces du travail ? Y a-t-il des interpénétrations ?
Quels sont les leviers pour donner du sens à l’exigence de travail ?
Comment aider les élèves à développer leur autonomie ?
Comment engager les élèves dans leur travail ?
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