Le "risque zéro" pour les élèves : voilà ce sur quoi de plus en plus d'écoles misent ces dernières années que ce soit en Amérique du Nord ou en Europe. Des établissements ou administrations scolaires vont annuler régulièrement des activités extérieures par crainte du mauvais temps. Par exemple, en juin 2023, des orages violents ont frappé dans le canton de Vaud en Suisse, les amenant donc à annuler les courses d'école prévues. Une décision qui prend racine dans des événements passés où effectivement des enfants ont été blessés par la grêle.
Or, viser constamment le risque zéro peut parfois être contre-productif comme le rappelle cet entretien réalisé sur l'émission Forum de la RTS avec la spécialiste en droits de l'enfant et professeure Zoe Moody.
Bien sûr, la sécurité de l'élève est importante mais une certaine dose de risque n'a rien de mal. Elle apprend même au jeune à analyser son environnement et les dangers possibles qu'il peut rencontrer dans sa vie en dehors de l'école. Peut-être que les courses d'écoles annulées auraient pu avoir lieu dans des endroits un peu plus protégés des intempéries.
Les activités en extérieur sont souvent suivies aussi de règlements très stricts empêchant, par exemple, des adolescents de se baigner dans un lac (où il est permis de le faire) sans supervision d'un maître-nageur. Une certaine paranoïa probablement alimentée par des parents surprotecteurs et les potentielles poursuites qu'ils pourraient lancer contre des établissements qu'ils jugeraient responsables des risques encourus.
Durée : 5min12
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