«Trajet compliqué jusqu’au travail, manque de confort par rapport à la voiture, incertitude sur la disponibilité des véhicules partagés (vélos, trottinettes, etc.), tarif trop élevé… autant de raisons qui découragent les usagers de se déplacer en combinant transports publics et partagés.»
Le projet SUM (Seamless Shared Urban Mobility), doté d'une enveloppe de 10 millions d'euros, s'attaque à plusieurs défis simultanément avec le but d'en arriver à un «ticket» unique pour chaque trajet, quels que soient les modes de transport empruntés, qui soit attractif pour l’usager et rentable pour les opérateurs. Luce Brotcorne, responsable de l’équipe-projet Inocs (Integrated Optimization with Complex Structure) du centre Inria de l’université de Lille, en est la coordinatrice.
On imagine aisément le niveau de complexité d'une modélisation intégrant la disponibilité simultanée d'à peu près tous les moyens de transports, y compris les privés, les vélos-partage et autres véhicules individuels ou collectifs. La répartition des revenus entre eux au fil des trajets est aussi un défi pour assurer la pérennité du système.
Neuf pays et une quinzaine de ville vont participer au projet avec comme effet de «réduire la pollution de l’air et la congestion du trafic, favoriser l’inclusion sociale et l’accessibilité.». D'autres objectifs sont également définis :
- l’augmentation – de 25% – de la part des mobilités nouvelles et partagées (NSM – New and shared mobility),
- tout en veillant à leur rentabilité ;
- l’intégration des NSM et des transports publics ;
- la configuration des infrastructures pour les NSM ;
- l’élaboration de recommandations pour les NSM ; enfin le partage et la communication autour des résultats du projet.
Pour l'article complet : SUM : des solutions durables et innovantes pour la mobilité en Europe
Illustration : Dall-e réseau de routes, de rails, de pistes de vélos, de corridors réservés d'autobus dans une ville animée
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