Vieillir est une expérience de plus. L'expérience de vie permet de mieux appréhender les événements, de gagner en sagesse et maturité par rapport à des situations qui nous angoissaient ou nous enrageaient étant plus jeunes. Par contre, cette plus grande maturité vient avec un corps qui lui devient malheureusement un peu plus fragile chaque saison qui passe.
Parmi les problèmes de santé les plus courants touchant les personnes âgées, il est facile de penser aux accidents cardiovasculaires, cardiaques, à la démence ou l'Alzheimer. Nous en oublierions les risques de chute qui sont importants chez les aînés. Or, les os résistent moins bien et peuvent se fracturer plus facilement. Encore plus vrai pour ceux souffrant d’ostéoporose.
Des chercheurs canadiens ont réalisé que si les patients ayant un infarctus reçoivent des conseils avant de sortir de l'hôpital, il n'en est pas de même pour les fractures. Pourtant, leur analyse du taux de survie de 98 474 patients de 66 à 105 ans montre que ce suivi serait essentiel. En effet, une partie importante de ces personnes voit leur vie hypothéquée de nombreuses années par une cassure. Cela peut s'expliquer par le risque de formation de caillots sanguins par l'immobilisation et l'alitement, le stress opératoire, les infections et les risques accrus de fractures dans les années qui suivent.
La période la plus critique serait l'année suivant le bris de l'os, particulièrement le premier mois et surtout pour les fractures proximales, de la hanche ou des vertèbres. Le système hospitalier aurait tendance à se dire que les chutes et fractures font partie des aléas de l'âge mais, selon ces spécialistes, elles sont évitables avec une bonne prise en charge et une médicamentation correcte chez ceux souffrant d'ostéoporose.
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