Transmettre les savoirs traditionnels avec la Mahadra
Coup d'oeil sur les "universités du désert"
Une très grande partie du savoir repose sur le papier. Même dans une ère numérique, il a encore son importance. Or, le désert n'est pas très tendre avec cette matière. Elle résiste moins bien au sable, à la chaleur, au soleil et aux intempéries. Par conséquent, ceux habitant dans des zones désertiques s'en servent avec parcimonie et utilisent d'autres approches pour apprendre. En 2023, l'UNESCO a inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité la Mahadra mauritanienne.
Cette vidéo de candidature réalisée par le pays auprès de l'organisme montre la réalité de ces "universités du désert". Datant de plusieurs siècles, cette forme séculaire d'apprentissage est accessible à tous les genres, les âges et les milieux sociaux. Les apprenants choisissent ce qu'ils veulent apprendre et vont sous les tentes pour recevoir des connaissances sur la littérature, les sciences religieuses et des notions naturelles (pluies, plantes médicinales, orientation par les étoiles, etc.). Une grande partie de l'apprentissage se fait en retenant par cœur ces divers savoirs notés sur des tablettes et répétés encore et encore. Éventuellement, certains d'entre eux deviendront à leur tour des professeurs de la Mahadra et ainsi de suite.
Il s'agit donc d'un système particulier puisqu'il repose beaucoup sur la communication orale et la communauté. La Mahadra favorise d'ailleurs grandement la cohésion sociale chez ceux qui la fréquentent. Elle se veut aussi une façon de conserver les savoirs traditionnels et les partager avec les différentes générations.
Un physicien du LPT (Laboratoire de physique théorique de Toulouse) et ses collègues d'outre-Atlantique (IQC et MIT) proposent un nouvel algorithme quantique qui permettra d'accélérer de manière exponentielle la procédure d'ajustement des ordinateurs quantiques.
Dans cet intéressant article de André Magny, on découvre comment des enseignantes se connectent avec succès à leurs élèves. Cela ne se fait pas tout seul, mais les résultats sont très satisfaisants autant pour les professeurs que leurs élèves.
La diversité des parcours et des milieux sociaux vient contrecarrer une croyance qui a la vie dure : le coût de ces parcours prestigieux n’est accessible qu’à une élite financière.