Le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) semble un trouble de plus en plus présent. Médiatiquement, nous avons l’impression d’en entendre toujours parler et que de plus en plus de gens sont diagnostiqués. Certains vont aller à dire qu’il paraît que tout le monde en est atteint. La réalité, comme le rappelle ce guichet sur les ondes de la radio suisse, environ 4 à 5 % des enfants sont réellement dépistés et 3 à 4 % des adultes le sont.
L’impression que de plus en plus de gens sont touchés s’explique par les meilleurs outils de diagnostic permettant de dénicher ceux qui avaient développé des mécanismes d'adaptation étant enfant. Cela explique une augmentation des cas révélés chez les adultes. D’ailleurs, le psychiatre spécialisé admet que, dans sa formation universitaire, il n’y avait pas de cours spécifique sur le TDAH. Il croyait qu’il s’agissait d’un trouble infantile à l’époque. De nos jours, nous savons qu’ils peuvent autant que les enfants avoir de la difficulté à se concentrer sur une tâche, procrastiner quand celle-ci n’est pas valorisante, etc.
Les solutions passent tout d’abord par un diagnostic reconnu et, dans 70 % des cas, la médication vient atténuer les effets du trouble. Néanmoins, chez certains pour qui cela ne fonctionne pas tout à fait et même pour les autres, différentes stratégies peuvent être apprises afin de moins se laisser happer par le déficit d’attention.
Cela veut dire, entre autres, pour les élèves d’adapter les travaux en fonction de ce qui les distrait et aussi de croire malgré tout aux capacités de ces apprenants, souvent catalogués comme mauvais.
Durée : 43 minutes
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