Les dernières années ont malheureusement fait la part belle aux manifestations racistes. La multiplication des gouvernements d’extrême droite un peu partout a mené à une banalisation de la haine des autres. La question du racisme est-elle toutefois entièrement humaine et dans ses gènes ? Selon l’historien Francisco Bethencourt, tout cela est faux et l’intolérance envers les autres est née de la peur, du pouvoir et de certains événements historiques.
Ainsi, l’Antiquité aurait selon lui peu connu le racisme. Il existe certes un certain ethnocentrisme et une hiérarchisation des gens (avec les classes sociales et les esclaves), mais pas vraiment un problème de races. Il pointe surtout les Croisades comme un des débuts de racisme plus global où chaque camp, particulièrement l’Europe, devait voir l’autre comme des inférieurs cherchant à prendre la Terre sainte. Ainsi naissent des préjugés qui vont permettre à certains de se croire supérieurs. Cela ne va pas s’améliorer avec les sciences de la physiologie au 19e siècle, essayant de dépeindre, par exemple, que les Noirs étaient moins intelligents selon leur boîte crânienne.
Une idée repoussée et infirmée, mais qui a quand même réussi à s’infiltrer chez certains qui ont propagé des idées rances parmi leurs proches, entre autres. En fait, la science montre bien que le métissage ou l’immigration ne met pas en péril l’idée de nation, que la plupart s’intègrent. Voilà pourquoi elle est régulièrement dénoncée par les forces politiques à propos de ceux qui cherchent des boucs émissaires à différents problèmes contemporains.
Durée : 25min39
Pour écouter l'entrevue
Image : WikiImages de Pixabay
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