Utilisation des plates-formes de e-formation en enseignement supérieur : tendance lourde***
La facilité d’utilisation, l’intégration ou la continuité avec l’existant et les possibilités de collaboration apparaissent stratégiques.
Publié le 14 mai 2000 Mis à jour le 14 mai 2000
Dans "Le lourd passé de l’enseignement à distance", un article paru en avril dans le Monde diplomatique, David F. Noble, historien à l’Université York de Toronto, nous permet de mieux comprendre l’état actuel de la formation à distance et son anémie par rapport aux autres industries culturelles.
La présence de certaines vieilles entreprises privées de formation à distance (FAD), plus préoccupées par leur mise en marché que par le succès de leurs étudiants, le relatif discrédit de la FAD auprès du public et l’immobilisme actuel des institutions officielles de la FAD : on en trouve ici l’explication historique. Intéressant.
Cependant, si la compétition en dehors de toute efficacité a déjà réduit la FAD florissante en 1920-1930 à presque rien dix ans plus tard, la situation actuelle risque d’être fort différente à cause des possibilités de communication des étudiants, des recours possibles des consommateurs et de l’étendue des choix qui s’offrent. Tabler sur des taux d’abandon de 90 % dans son modèle d’affaires ne serait guère réaliste aujourd’hui, surtout auprès d’un public d’actionnaires nerveux.
N’empêche que plusieurs nouveaux joueurs étrangers au domaine de l’éducation sont apparus récemment; parmi leurs motifs, le profit semble être un moteur majeur.
Mais tout n’est pas si sombre.
En d’autres termes, la donne est différente de ce quelle a déjà été mais il est sage de connaître les écueils et les hauts-fonds qui ont déjà fait couler des initiatives valables ou sur lesquels se sont échoués les meilleurs vaisseaux de la FAD. Bien des dangers se déplacent et se transforment, mais leurs bases sont toujours les mêmes : le profit financier auquel tout le reste est subordonné, sans autre considération.
Sans sens, l’aventure ne mène nulle part. À nous de le préserver.
Un bon texte de réflexion : Le lourd passé de l’enseignement à distance.