La Classe inversée, progressivement
Passer de la classe traditionnelle à la classe inversée c'est possible si on s'y prend progressivement et méthodiquement en se laissant guider par nos prédécesseurs dans ce choix pédagogique innovant.
Publié le 21 juin 2010 Mis à jour le 21 juin 2010
Si Twitter gagne en popularité et en respect dans la population, il est loin d'avoir fait l'unanimité dans les sphères éducatives. Dans un sondage en 2010, plus de la moitié des professeurs de universités américaines avouaient penser que Twitter n'avait aucun avenir en éducation supérieure, qu'il était une perte de temps et qu'il contribuait à une dégradation des compétences écrites des étudiants.
Pourtant, malgré ce jugement sévère, les mêmes répondants ont admis en question ouverte qu'il était évident que Twitter pouvait être un outil incomparable pour:
Si ces enseignants semblent balancer entre avantages et inconvénients de Twitter, d'autres ont craqué pour les tweets et les possibilités qu'ils offrent.
Dans un article intitulé "Embracing the Twitter Classroom", Jessica Gross cite Howard Reingold, professeur de communication de l'université Standford. Développeur de la Social Media Classroom, il donne cinq raisons de s'intéresser aux réseaux sociaux dans un cadre d'apprentissage :
Les trois derniers points sont très importants car ils font partie de l'argumentation principale des professeurs de l'enseignement supérieur qui intègrent Twitter. Pour David Parry, un des premiers à avoir utilisé cet outil avec des étudiants, c'est l'aspect communicatif et rassembleur de Twitter qui prime.
D'autres sont surtout séduits par la possibilité de motiver et d'accroître la participation des étudiants. Particulièrement les élèves n'aimant pas trop parler en public mais voulant participer au débat. On constate dans cette vidéo réalisée à l'Université du Texas à Dallas, pendant un cours d'histoire américaine, que Twitter stimule les échanges entre les étudiants et l'enseignante:
Twitter encourage non seulement la discussion et l'implication des élèves, mais il permet aussi d'optimiser l'organisation de ce qui entoure la classe. Par exemple, pour ce professeur, Twitter s'est substitué à trois outils précédemment utilisés :
Cet autre enseignant raconte que les étudiants profitent de l'utilisation de Twitter pendant le cours magistral pour partager leurs notes, poser des questions et signaler des ressources associées au sujet. Christine Morris - enseignante en Grande-Bretagne - raconte dans ce blog son expérience d'utilisation de Twitter avec ses étudiants dans le cadre d'une recherche. Après quelques tâtonnements, l'utilisation d'un programme spécialisé - ici, TweetDeck - a facilité la rédaction des tweets et les étudiants se sont enthousiasmés pour ce mode de communication.
L'utilisation de Twitter en enseignement supérieur, aux États-Unis et dans le monde anglo-saxon, n'est pas encore généralisée. Néanmoins, on constate un certain enthousiasme technologique et plusieurs cas documentés qui modifieront peut-être le point de vue de ceux qui croient que les tweets ne sont qu'une mode passagère.
"6 Examples of Using Twitter in the Classroom", EmergingEdTech, juin 2009