Pour changer le monde, il faut plus que des clics de souris
L'activisme paresseux envahit le web, et notamment les réseaux sociaux. Comment passer de la mobilisation de principe mais inefficace, à une véritable action militante ?
Publié le 27 septembre 2010 Mis à jour le 27 septembre 2010
La loi fédérale «Family Educational Rights and Privacy Act» (FERPA) protège les données des étudiants dans le système éducatif. Cette loi s’applique à toutes les institutions qui reçoivent des fonds du Département de l’éducation américain.
La loi accorde aux parents des droits quant au respect de la confidentialité des données sur leurs enfants et ces droits sont transférés à leurs enfants quant ceux-ci atteignent 18 ans ou ont complété leurs études secondaires.
Ainsi, les «ayant droit»
Par ailleurs, les écoles doivent obtenir un consentement écrit des ayant droit pour pouvoir divulguer des données des dossiers des étudiants, sauf pour les institutions autorisées (éducation, justice, gouvernement) dans le respect de leur juridiction.
Et Facebook ?
Tout ceci n’est que bon sens, mais que se passe t-il quand des données sont accumulées par des tiers via les outils numériques, dans le cadre scolaire mais sans que l’école ait le contrôle sur ces données ? Il semble que la responsabilité de confidentialité soit toujours celle de l’école, d’où la réticence «juridique» des écoles à utiliser formellement les outils sociaux.
Dans cet article «Pédagogie: pourquoi Twitter et pas Facebook ?» (sept. 2010), Laurence Juin explique bien à quel point Facebook correspond à la vie privée des étudiants (n’est pas «ami» qui veut) alors que Twitter se prête beaucoup plus facilement à une utilisation éducative et neutre.
Mais même dans ce cas, et on ne parle pas ici de blogue public, un certain nombre de données, comme des résultats d’évaluation, leur classement, leur adresse personnelle physique, ne doivent pas être communiquées.
Un équilibre
Dans le document Educause «Privacy in Web 2.0 Learning Environments» (.pdf), on explique bien les avantages de s’ouvrir au public (qualité des interactions, enrichissement des points de vues, valeur des commentaires extérieurs, etc.) et aussi de l’équilibre à obtenir entre le contrôle (outils sociaux offerts à l’interne) et l’ouverture qui doit être assumée dans le respect des contraintes de confidentialité.
En somme, on a pas à se priver des avantages pédagogiques des outils sociaux si on accepte de les utiliser en respectant les limites légales, somme toute assez simples à communiquer, et que les participants peuvent facilement intégrer à leurs actions.
Chaque pays possède des lois particulières, plus ou moins sévères en ce qui concerne le respect de la vie privée. Une certaine tendance convergente est constatée vers le respect de la vie privée des jeunes et du «droit à l'oubli» des frasques de jeunesse. Ce qui n'exclut pas l'éducation à leur propre responsabilité et le respect par eux-même de leur propre vie privée.