Connais-toi toi-même, tu apprendras mieux
L'engagement dans un parcours d'apprentissage suppose le préalable de la mise en question de soi qu'on pourrait traduire par la devise socratique.
Publié le 13 janvier 2019 Mis à jour le 13 janvier 2019
Au Moyen-Age, les premières universités n’imposaient pas de critères d’admission d’ordre social, intellectuel ou linguistique, l’âge et les compétences n’étaient pas des prérequis ; la condition d’admission était… le baptême ou une bonne conduite morale !
De nos jours la situation est bien différente : limitations budgétaires, compétition et classements internationaux, explosion du taux d’inscrits… La majorité des systèmes d’enseignement supérieur est sous tension.
Une thèse récente se focalise sur le processus d’accès au 1er cycle de l’enseignement universitaire public. « Sélectionner ou ne pas sélectionner » ? Cette question est étudiée dans cinq pays : la France, l’Autriche, la Slovénie, l’Irlande et le Portugal.
L’accès à l’enseignement supérieur peut être :
Parmi les instruments d’admission on peut citer les examens de fin d’études secondaires, des tests d’aptitude standardisés administrés par des organisations indépendantes, des examens au sein de l'université propédeutiques à l’entrée, des dossiers, des entretiens, des portfolios … Et des combinaisons de tous ces éléments.
Premier constat : malgré les efforts de rapprochement entre systèmes européens (processus de Bologne) et une tradition de non sélection « très ancrée culturellement » dans le vieux continent, les approches restent hétérogènes en Europe, comme le montre le schéma ci-dessous pour les cinq pays étudiés.
L’auteur a mené des entretiens avec des doyens d’université dans les cinq systèmes éducatifs. À partir de ces discussions, un certain consensus semble se dessiner autour de l’impossibilité de concilier l’idéal (un accès libre pour tout le monde à tous les cours) et la réalité, caractérisée par un nombre croissant d’étudiants (exception faite pour la Slovénie, en pénurie d’étudiants …. et de financements !).
La majorité des interlocuteurs sembleraient enclins à des formes de sélection. La non sélection est parfois perçue comme « favorisant l’abandon » – les pays ayant un système d’admission ouvert auraient des taux d’obtention de diplôme inférieurs à la moyenne internationale - même si « trop de sélection peut aussi mener à un échec ».
Parmi les perspectives suggérées :
Illustration : Foter.com
Tania Rodrigues Peneda da Silva. L'accès à l'enseignement supérieur en Europe - Analyse comparée des systèmes d'accès à l'enseignement supérieur et de leur management. Université Paris-Saclay, 2018. https://halshs.archives-ouvertes.fr/tel-01912568v1
(Dernière consultation : janvier 2019)