Une machine biologique à apprendre, jusque dans ses tissus...
L'homme est un ensemble biologique constitué d'une diversité de cellules, de bactéries, de virus qui connaissent leurs propres apprentissages !
Publié le 18 février 2019 Mis à jour le 18 février 2019
Le temps passé devant les écrans et surtout la façon dont il est passé, soit sur les réseaux sociaux soit sur des jeux, suscite divers débats. Faut-il bannir ou réduire le temps que nos enfants passent devant les écrans ?
Selon de nombreux avis, les jeux vidéo engendrent différents maux chez l’enfant ou l’adolescent.
Ils seraient la cause :
Il en résulte une préoccupation parentale face au temps d’écran de leurs enfants. De nombreux médias surfant sur la vague tout comme certaines applications. La requête « Limiter temps écran » affiche plus de 8 millions de résultats sur Google.
L’institut national de Santé publique du Québec a publié une brochure [2] intitulée « Le temps d’écran, une autre habitude de vie associée à la santé ». Cette brochure mentionne, via ce schéma, les associations connues suivantes :
Qu’est-ce que le temps d’écran ?
Le temps mesuré en minutes pendant lequel une personne va rester devant un ou plusieurs écrans, que ce soient un écran de smartphone, de tablette, d’ordinateur, une TV ou de jeu vidéo.
D’où vient la crainte des écrans ?
Une partie de la peur provient, probablement d'une tendance générale de la part des gens plus âgés à se méfier de tout nouveau média. Les quinquagénaire se souviennent que lorsque les télévisions ont commencé à apparaître dans les maisons, toutes sortes d'avertissements terribles ont été lancés au sujet des dommages physiques, psychologiques et sociaux qu'elles pourraient causer.
Les jeux vidéo ont été attaqués depuis leur apparition. Sur Internet, vous trouverez des affirmations effrayantes à leur propos telles que : les jeux vidéo peuvent causer la dépression, l'agression physique, le manque de sommeil, les plaintes somatiques, l'obésité, les troubles de l'attention, etc.
Une étude [1] sur les « Relations entre le jeu électronique, l'obésité et le fonctionnement psychosocial chez les jeunes hommes » et basée sur 219 répondants a étudié 3 questions :
Il en ressort que :
Les résultats sont contradictoires. Il est donc bien difficile de se forger une opinion. Il est légitime de se poser la question de savoir si le problème n’était pas le temps passé devant les écrans mais ce que cela implique au niveau du sommeil ?
Nos écrans sont devenus si importants dans notre vie quotidienne que les jeunes les gardent près d’eux, même au coucher. Garder son téléphone sur la table de nuit peut sembler anodin, mais la technologie affecte le sommeil de nombreuses façons. Que vous naviguiez sur le Web, que vous jouiez à un jeu vidéo ou que vous programmiez votre téléphone comme réveil avant de vous couvher, il nuit au repos. Voyons comment :
Ils suppriment la mélatonine
La lumière bleue émise par les écrans des téléphones cellulaires, des ordinateurs, des comprimés et des téléviseurs limite la production de mélatonine, l'hormone qui contrôle le cycle veille-sommeil ou rythme circadien. En réduisant la mélatonine, il est plus difficile de tomber et de rester endormi.
Ils gardent le cerveau en alerte
Il peut sembler inoffensif de jouer avant de se coucher, mais en gardant l'esprit occupé, la technologie peut faire croire au cerveau qu'il doit rester éveillé. Cela peut empêcher de se détendre et de s'endormir.
Ils retardent l’heure du coucher
De plus en plus d’adolescents vont dormir très tard, voire pas dormir du tout en raison de leur addiction aux jeux vidéo.
La littérature semble indiquer qu’il existe un lien entre le manque de sommeil et l’obésité. Les causes pourraient être qu'une perte de sommeil entraîne des altérations métaboliques et endocriniennes, notamment une diminution de la tolérance au glucose, une diminution de la sensibilité à l'insuline, une augmentation des concentrations de cortisol en soirée, des taux de ghréline et de leptine plus élevés. [3]
Une étude sur 60.000 femmes qui a duré 16 ans montre que celles qui dormaient moins de 5 heures par nuit présentaient un risque 15% plus élevé de devenir obèse. [4]
Il existe un lien direct entre le sommeil et le rendement scolaire de l'élève. Selon l'American Sleep Association, les gens ont connu une diminution de la fonction cognitive lorsqu’ils dorment moins de huit heures. Dans l'ensemble, les élèves qui réussissent mieux à l'école ont une habitude commune : ils adoptent des habitudes de sommeil régulières.
Le manque de sommeil peut aussi engendrer des troubles comportementaux chez l’adolescent.
Le nombre d'heures de sommeil par nuit d'école était significativement associé positivement à la moyenne pondérée cumulative et au niveau de motivation, et significativement associé négativement aux niveaux cliniquement significatifs de troubles émotionnels.[5]
Plutôt que le temps d’écran lui-même, qu’ils soit consacré aux jeux vidéo ou aux réseaux sociaux, il peut être intéressant de se pencher sur l’hygiène de vie de façon générale. Les écrans peuvent donc avoir un effet indirect dû au manque de sommeil et toutes ses implications.
[1] https://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/2154_temps_ecran_habitudes_vie.pdf
[2] https://www.liebertpub.com/doi/pdf/10.1089/cpb.2008.0151
[3] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3632337/
[4] https://www.hsph.harvard.edu/nutritionsource/sleep/