Pour la toute première fois, les atomes peuvent communiquer librement – et non de manière confinée – sur une distance jamais vue en mécanique quantique. Par cette percée publiée dans la revue Science, une équipe de physiciens de l’UdeS et ses collaborateurs ouvrent ainsi la voie à des expérimentations à l’échelle non plus atomique, mais bien macroscopique, marquant un pas déterminant dans l’avancée de l’ordinateur quantique.
Jeu de construction
Alexandre Blais se passionne pour l’informatique quantique, cette science menée par le rêve de l’ordinateur quantique. Un calculateur reposant sur les propriétés de la matière de l’infiniment petit, qui serait formidablement puissant, beaucoup plus rapide et plus adapté que l’ordinateur classique pour résoudre certains problèmes liés à l’encryptage de données, au design de nouveaux médicaments ou à la recherche dans des bases de données complexes, notamment. Ce théoricien joue donc avec les atomes, les photons, les théories et les calculs, comme d’autres jouent à emboîter des briques de style Lego. Il fournit ultimement aux expérimentateurs la théorie et l’analyse nécessaires à la construction d’une combinaison de photons (lumière) – unité élémentaire utilisée ici comme support de l’information – et d’atomes (matière), le tout dans un circuit électrique constitué de supraconducteurs.
À cette fin, Alexandre Blais et Kevin Lalumière, de la Faculté des sciences de l’UdeS, travaillent avec les équipes de Barry Sanders, professeur à l’Université de Calgary, et d’Andreas Wallraff, professeur au Swiss Federal Institute of Technology de Zurich.
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Crédit photo : everything possible / Shutterstock.com
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