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Publié le 08 octobre 2014 Mis à jour le 08 octobre 2014

L'archéologie funéraire pour comprendre les peuples disparus

L'Université Paris présente la communication d'une de ses étudiante sur l'archéologie funéraire.

Trois variables scandent l'analyse funéraire : le temps, le lieu et le groupe humain. Si l'identification des deux premières fait appel à des méthodes reconnues de tous, en revanche, celles déployées pour appréhender le groupe humain divergent, reposant à la fois sur des horizons théoriques et des questionnements différents.

Que cherche-t-on à comprendre en étudiant tombes et nécropoles ? C'est cette interrogation qui va, en déclenchant le passage à l'étape des interprétations archéologiques, orienter, par là-même, les résultats.

On se propose, ici, de dépasser les problématiques du "fait" et du "geste" afin de s'interroger plutôt sur le discours social véhiculé par les pratiques funéraires. En prenant appui sur l'étude des sépultures à crémation des espaces sépulcraux Moroni et Le Pegge de Verucchio, on cherchera à démontrer qu'en dépit de ses limites internes (détermination d'une classe d'âge, par exemple) et externes (intégrité des mobiliers, etc.), l'analyse sociologique funéraire est un exercice à même de proposer une lecture de l'idéologie funéraire et, au-delà, de révéler certains pans de l'organisation d'une société.

 

Crédit photo : Adwo / Shutterstock.com

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