Pour changer le monde, il faut plus que des clics de souris
L'activisme paresseux envahit le web, et notamment les réseaux sociaux. Comment passer de la mobilisation de principe mais inefficace, à une véritable action militante ?
Publié le 11 février 2015 Mis à jour le 11 février 2015
A une époque où la mort est devenue une « valeur marchande » pour les médias et où l’intérêt pour le fait divers se fait toujours plus vif, Pierre Christin nous donne un aperçu de la représentation visuelle de la mort dans l’art pictural et photographique et dans la bande dessinée. Occultée parfois, crainte le plus souvent, la mort est un thème récurrent dans l’art et sa représentation évolue en même temps que les croyances et les sociétés.
Tantôt prise sur le vif comme le permet l’instantané de la photographie, tantôt suggérée par une tonalité, un objet, un sentiment, les procédés narratifs pour représenter le mystère de la mort sont très nombreux : académique (la crucifixion, le cadavre), grotesque, surréaliste. En suscitant des sentiments de peur, de terreur, d’inquiétude chaque représentation permet de pousser la réflexion, d’éduquer, de ramener au souvenir.
Cette réalité de la mort disparait dans la bande dessinée où elle prend l’aspect d’un leurre et est très souvent associée à la disparition ou à la chute d’un personnage. Cette distinction est due principalement comme l’explique Pierre Christin au caractère continu de la bande dessinée. Il est en effet délicat de faire passer dans l’au-delà le personnage d’une série en cours, la disparation permet donc si nécessaire de le « ressusciter ».
La conférence a été donnée à l'Université Victor Segalen Bordeaux 2 dans le cadre du cycle de conférences "L'invité du Mercredi" / Saison 2004-2005 sur le thème "La mort : Regards croisés". Service culturel Université Victor Segalen de Bordeaux 2 / DCAM /
Crédit photo : Michal Vitek / Shutterstock.com
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