Musée virtuel consacré à l’Empire perse achéménide
Musée virtuel consacré à l’Empire perse achéménide
Publié le 22 septembre 2008 Mis à jour le 22 septembre 2008
Masanobu Fukuoka est japonais. Il est né en 1913 et vit toujours dans son village natal, où sa ferme domine la baie de Matsuyama, dans l’île de Shikoku, au sud du Japon.
Depuis 70 ans, Masanobu Fukuoka cultive sa terre avec un minimum d’intervention humaine. Il a développé et popularisé la pratique de l’agriculture naturelle, ou sauvage, qui consiste à laisser la nature gérer ses propres équilibres, y compris sur les surfaces cultivées.
Fukuoka part du principe que l’intervention massive de l’homme dans les cultures affaiblit considérablement les espèces et engage l’agriculteur dans une spirale infernale de travail et d’intrants.
Le mode de culture préconisé par Masanobu Fukuoka est fondé sur 4 principes :
Cette attitude radicale peut sembler relever de l’utopie ou de la paresse. Mais il ne s’agit pas du tout de cela : l’agriculture sauvage est un mode de vie, inspiré de la philosophie bouddhiste, et en particulier du concept « Mu « (le « Rien »), se traduisant notamment par l’invisibilité de toute trace d’intervention humaine sur son environnement naturel. Pour Fukuoka, l’agriculture est donc une voie spirituelle.
Et les rendements sont là : Fukuoka obtient environ 24 quintaux de riz à l’hectare, ce qui constitue une récolte tout à fait raisonnable, surtout pour si peu d’investissements, tant en travail qu’en intrants.
A l’heure où l’agriculture mondiale ne semble plus en mesure de nourrir l’humanité à un prix décent, où la surproduction des uns fait écho à l’indigence des autres, il est peut-être temps d’écouter les paroles du vieux sage japonais ?
L’agriculture naturelle de Masanobu Fukuoka
La voie du retour à la nature. Théorie et pratique pour une philosophie verte , ouvrage de Masanobu Fukuoka