Programmes européens : richesse et complexité de la diversité
Les programmes européens participent amplement au partage de pratiques, d’outils, et de ressources. Ils incitent à la compréhension de valeurs différentes.
Publié le 23 juin 2022 Mis à jour le 21 septembre 2022
Les richesses, les connaissances et les talents ne sont pas répartis également dans le monde. Leur disponibilité et leur organisation font toutes la différence, à preuve, dès que la circulation des biens, des connaissances et des personnes s’améliore, la prospérité suit. Les civilisations se sont toutes développées autour des voies de circulation comme les fleuves ou les côtes.
Des régions qui produisent certaines ressources en excès peuvent alors les échanger contre d’autres qui leur manquent; des modèles de fonctionnement plus efficaces sont vite recopiés. L’organisation devient ainsi le principal facteur de prospérité. Chaque nouvelle amélioration a été accompagnée de nouvelles connaissances, souvent durement acquises. Par exemple, le développement de la voile a mené à la construction de plus grosses embarcations, l’invention de la roue a été suivie de celle des routes pavées, celle de l’aqueduc a permis la création de villes plus denses, de terres mieux irriguées et de plus de prospérité en général.
À l’ère industrielle et maintenant à l’ère de l’information, la civilisation est passée à un autre niveau d’organisation.
Dans nos sociétés modernes, la quantité de connaissances nécessaire au fonctionnement de systèmes complexes dépasse ce qu’un individu seul peut gérer; le fonctionnement en équipe devient la norme. De fait, les grandes entreprises peuvent être vues comme des équipes dédiées à une mission. Si chacune est différente, elles doivent toutes se conformer aux mêmes lois, fussent-elles celles du marché ou celles des autorités réglementaires.
Chacun y tient un rôle et ces rôles sont coordonnés et évoluent constamment. Par exemple, le domaine des technologies de l’information a pris une importance qu’il n’avait pas en l’an 2000 et celui des chaînes logistiques doit pratiquement être revu complètement à l’épreuve de la situation politique et environnementale actuelle.
Dans les grandes entreprises, le marketing, les communications, la logistique, les technologies, les ressources humaines, les relations commerciales, fonctionnent à une échelle qui ne permet pas les improvisations. On apprend à les faire fonctionner non pas de manière théorique mais graduellement et en pratique, en étant exposés de plus en plus fréquemment aux situations de gestion de ces organisations.
Ces apprentissages s’acquièrent dans les écoles de commerce; les meilleures offrent des formations en alternance et des stages en entreprise. L’ESGCI est l’une de ces écoles de commerce sensibles aux dynamiques des entreprises. Ce qui distingue les universités traditionnelles des écoles de commerce se situe surtout à ce niveau pratique : on y apprend à devenir opérationnel rapidement et la théorie trouve son application sans délai.
Montre à pêcher et le pêcheur mangera du poisson toute sa vie, mais montre-lui à s‘organiser et il pourra manger ce qui lui plaira… car il pourra échanger son poisson, mieux pêcher, obtenir des quotas, contrôler son circuit de distribution, transformer sa production, protéger la ressource, etc.
Il pourra aussi augmenter le prestige de la profession et même donner son nom à son caviar. Mais tout ça ne se fera pas sans organisation. Si en plus il voit au delà d’une seule génération, qu’il pense à la relève, il devra alors penser à la formation.
À l’échelle des grandes entreprises, dont plusieurs voient partir à la retraite nombre de leurs seniors, la préoccupation est réelle et, pour y répondre, elles se tournent vers les écoles de commerce en mesure de préparer une relève aguerrie, autant dans les tâches commerciales et administratives que dans la réponse aux défis de la diversité, de l’environnement et de l’internationalisation.
Les défis sont nombreux pour les entreprises dans les prochaines années. Les écoles de commerce constituent la meilleure porte d’entrée dans le monde de ceux qui créent la prospérité.