Un récent sondage mené auprès des collégiens par Don McCabe, le fondateur du Center for Academic Integrity de l’Université Duke, révèle que 75 % des étudiants interrogés déclarent avoir triché au moins une fois.
Le personnel cadre des collèges et des universités est à la recherche de nouvelles mesures pour mettre un terme à la tricherie en milieu universitaire à l’âge numérique. Cet été, plusieurs établissements vont tester ou mettre en vigueur de nouveaux outils qui détectent le cyberplagiat ou qui rendent impossible la tricherie sur les portables ou les appareils sans fil.
Ainsi, l’Université de la Caroline du Nord et l’Université Clemson mettent à l’essai actuellement un logiciel qui bloque aux étudiants qui effectuent des tests par ordinateur l’accès, dans l’intervalle, à tout autre programme. Cette mesure empêcherait, par exemple, que des étudiants puissent insérer les réponses au test dans des messages de courrier électronique. Les responsables de ces mesures dans les établissements affirment que le phénomène du plagiat partiel ou complet par les étudiants de travaux trouvés sur Internet constitue leur principal cheval de bataille.
L’Université de Boston a tenté en vain de fermer les sites qui vendent des travaux de fin de session en ligne. Cependant, il existe maintenant sur le marché des logiciels qui mettent à jour le cyberplagiat et qui découragent les étudiants d’y avoir recours. Entre autres, l’Université Columbia a développé un logiciel qui annote automatiquement toute source virtuelle pendant que les étudiants rédigent un travail.