Faciliter l’accès aux Grandes Écoles de Commerce
La diversité des parcours et des milieux sociaux vient contrecarrer une croyance qui a la vie dure : le coût de ces parcours prestigieux n’est accessible qu’à une élite financière.
Publié le 08 novembre 2022 Mis à jour le 08 novembre 2022
Bien que souvent critiqué, le classement PISA reste un des plus cités pour pointer les systèmes éducatifs dans le monde. Cette classification laisse transparaître des tendances tous les 3 ans. Ainsi, la France fait partie du milieu de peloton. Ni la pire ni la meilleure.
Par contre, chaque fois, elle est décrite comme une des plus inégalitaires. Ce reportage d'ARTE s'intéresse au système français comparé à celui de Singapour et d'Estonie qui figurent généralement au haut du classement.
L'Estonie et Singapour ont misé en grande partie sur l'éducation comme force nationale. La petite contrée asiatique n'a que peu de ressources premières à offrir au monde, donc elle compte sur ses cerveaux. Quant à l'Estonie, comme bien des pays, elle fait partie de la frontière officieuse entre l'Europe et la Russie. Il leur semblait alors normal de mettre des efforts dans l'instruction de sa population.
Ces deux pays, contrairement à la France, ont aussi une philosophie de l'école publique très similaire : il n'est pas question d'accentuer les inégalités sociales. Les familles pauvres de Singapour ne pouvant se permettre les frais de scolarité ont droit à la gratuité scolaire et en Estonie, tous les repas à la cantine sont gratuits, peu importe le milieu socioéconomique des élèves.
Pour Philippe Watrelot, se nommant lui-même un activiste pédagogique, la France doit sortir d'une vision nostalgique d'un système d'éducation de l'époque des Lumières. Il faut, selon lui, que l'éducation nationale réduise les inégalités entre les élèves et que le programme scolaire soit mis à jour pour aborder l'anthropocène. Sans cela, affirme-t-il, la société française va dans le mur.
Durée : 26min58
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