Jouer sans voir, c’est possible
De nombreux jeux existent qui privilégient le son plutôt que l'image. Ils font le bonheur des personnes atteintes de déficience visuelle.
Publié le 04 novembre 2008 Mis à jour le 04 novembre 2008
On a souvent parlé de Wikipédia, l'encyclopédie collaborative gratuite en ligne par excellence. Quoiqu'elle ne soit pas la seule en la matière. Il y a peu, les éditions Larousse ont elles-aussi lancé une encyclopédie collaborative. Avec une différence de taille, l'utilisateur saura distinguer, grâce à un jeu de couleurs, les articles de l'éditeur de ceux écrits par les internautes contributeurs.
Ce principe est repris par l'éditeur allemand Pons qui vient de lancer des dictionnaires linguistiques collaboratifs. Plus de 3, 589 millions de termes en cinq langues sont disponibles en consultation gratuite sur le portail en version bêta de Pons.
Ici aussi, les internautes peuvent s'inscrire et déposer leurs contributions ; lesquelles sont vérifiées par la rédaction de Pons.
Autre dictionnaire collaboratif, celui mis en œuvre au sein de l'Université de Munich, dès 1995, qui a pour nom LEO. Il couvre six langues (allemand, anglais, français, espagnol, italien et chinois) et est soutenu en arrière-plan par une communauté franco-allemande qui répond assez rapidement aux questions des internautes.
Pour la seule journée du 03 novembre 2008, les demandes reçues frôlent la barre des 2 millions. Preuve de la popularité de LEO, auprès de son public cible (les linguistes en l'occurrence), et des services d'édition en ligne de type collaboratif général.
La réussite de ces projets tient au fait qu'il s'agit d'éditeurs traditionnels qui développent des services sur Internet en s'appuyant sur leur notoriété. Laquelle notoriété se trouvent renforcée par la collaboration, qui devient peu à peu un passage obligé de la popularité. Vivement Cambridge !