L’Université de Floride : un modèle alternatif d’université entrepreneuriale***
Une politique volontaire et des services innovants.
Publié le 09 août 1999 Mis à jour le 09 août 1999
Les professeurs peuvent vous le dire : la majorité des étudiants trichent un jour ou l’autre. Mais ce qu’ils observent actuellement est plus inquiétant : la tricherie est socialement acceptée dans les groupes de jeunes et devient endémique sinon généralisée.
Différentes causes peuvent expliquer cet état de fait. L’accès facile à la technologie et la possibilité de «récupérer» des travaux sur Internet et de les soumettre comme son propre travail devient une sérieuse tentation surtout lorsque les résultats scolaires sont déterminants pour accéder aux écoles prestigieuses.
Le récent scandale à la Maison Blanche a permis d’illustrer cette nouvelle tendance. Certes le Président a trompé sa femme; il a menti, mais il s’est confessé! Alors on passe l’éponge et on va de l’avant. La morale actuelle est tolérante face à la tricherie mais il en est autrement pour le mensonge : l’accusation de mentir porte plus que celle de tricher.
«Lorsque vous soumettez à votre professeur un texte qui n’est pas le vôtre en prétendant que vous l’avez écrit, ne mentez-vous pas? Tricher, c’est mentir».
En abordant la question sous cet angle, nous provoquerons une prise de conscience chez l’étudiant: il doit réaliser que le geste qu’il a posé ne peut être toléré socialement. Car si tricher est devenu banal, le mensonge est encore, pour la majorité d’entre nous, une chose à éviter.
Pour l’article complet : « Calling It What It Is»
par David Summergrad, dans Education Week