Une journée de Maxime - Infirmier
Le Centre collégial de développement de matériel didactique (CCDMD) propose une série de 12 vidéos présentant concrètement les tâches d’un infirmier dans un hôpital moderne.
Publié le 14 février 2012 Mis à jour le 14 février 2012
La santé est une préoccupation universelle, qui ne pouvait manquer de profiter des TIC. La généralisation des téléphones portables et le développement des réseaux de télécommunication ont engendré leur lot d'applications sophistiquées. Mais, à côté de ces outils à usage professionnel, existent de nombreuses applications dédiées aux particuliers.
A partir d'un téléphone portable, il est possible de localiser la pharmacie ou la formation sanitaire la plus proche ou d'accéder à des informations de santé basique. Ces fonctionnalités connues sous le nom de de services à valeur ajoutée sont généralement offertes par les opérateurs de téléphonie mobile en sus des envois et réceptions d'appels et de messages. Dans la plupart des cas, elles sont facturées par un débit direct du crédit de communication.
Et si l'on possède un téléphone intelligent (Smartphone), on pourra profiter de ces services plus ou moins gratuitement grâce aux applications. L'une d'entre elles, développée au Kenya, MedAfrica, permet aux populations de repérer les médecins agréés dans un pays touché par l'exercice illégal de la profession médicale.
Cette application permet également de poser un premier auto-diagnostic en cas de maladie, de trouver rapidement des conseils de santé et des informations sur les soins d'urgence. Dans un futur proche, les concepteurs de MedAfrica entendent offrir plus d'information par le biais de cette application en mettant à disposition des données sanitaires publiques, des alertes sur les épidémies et les cas de contrefaçon de médicaments.
De toute évidence, à court ou moyen terme, les téléphones mobiles sont appelés à jouer un grand rôle en matière de santé. Le concours X Prize, par exemple, récompense le développement d'un dispositif mobile de diagnostic médical universel.
Très concrètement, il s'agira de mettre au point une solution mobile utilisable sans l'aide d'un professionnel de santé, pouvant diagnostiquer 15 pathologies (dont 12 imposées) et dont le diagnostic devra être accessible en moins de 3 jours.
La vidéo ci-contre décrit ce à quoi devrait ressembler cette innovation majeure.
En attendant le jour où nous pourrons nous offrir cet outil, la téléphonie mobile continue de faire des merveilles dans le domaine de la santé, en paeticulier dans des situations d'épidémie. A partir des données transmises par les cartes SIM, il a été possible en Haïti de suivre les mouvements des population après le séisme de 2010 et surtout lors de l'épidémie de choléra qui s'est déclarée à partir d'un camp de l'ONU dans les mois suivants :
"(...) Le dispositif d’observation a été aussi utilisé de manière dynamique. Grâce à la localisation des téléphones mobiles dans la zone infectée, il a été possible d’envoyer aux gens qui s'y trouvaient des messages de prévention : se laver les mains, s'hydrater et continuer l'allaitement des bébés".
En clair, la téléphonie mobile représente pour les intervenants en santé un bon outil d'information et de communication sur lequel ils peuvent s'appuyer pour atteindre leurs cibles. La raison étant simple : de tous les outils de communication, c'est le plus accessible. Il n'est pas interdit de croire que cet outil représente l'avenir de l'apprentissage à distance, d'une manière générale.
Voir :
Avec les smartphones, la médecine devient Rock N'Roll, Henri Verdier, 24 novembre 2011.
Lutter contre les épidémies grâce au téléphone portable, Alain Gerlache.
photo : kiwanja via photopin cc