Publié le 29 avril 2013Mis à jour le 29 avril 2013
Connaître les grands courants de l'apprentissage
De la connaissance des courants de l'apprentissage, on pourra définir un scénario pédagogique qui fait sens avec les objectifs visés
Bien souvent, enseignants et apprenants manquent de recul sur leurs pratiques. Ceci, parce qu'ils ignorent les grands principes connus qui régissent l'enseignement et l'apprentissage. Dans ces conditions, les choix pédagogiques relèvent de l'intuition et des représentations, et les insatisfactions de part et d'autres sont mal vécus. Le comble c'est quand pour un choix proclamé, le socioconstructivisme par exemple, on en vient à soumettre les apprenants à une pédagogie de transmission.
De la connaissance des courants de l'apprentissage et du choix de l'un d'eux, on pourra définir un scénario pédagogique qui fait sens avec les objectifs visés. Toutefois, il faut s'empresser de le dire, chaque courant dispose de forces mais aussi de limites. Et il comporte des pistes d'exploitation plus ou moins précises.
Dans une vidéo d'une quizaine de minutes intitulée L'évolution de l'apprentissage à travers le temps, Judith Cantin, conseillère pédagogique en intégration des TIC, propose de survoler les grands courants de l'apprentissage. Pour chaque courant, elle présente une synthèse qui s'articule autour de quatre points :
Vision de l'apprentissage
Rôle de l'enseignant et de l'élève
Forces et limites
Pistes de réflexion.
De l'apprenant passif à l'apprenant actif
La transmission, la plus ancienne des méthodes d'apprentissage, est présentée en premier. Sa principale force réside en ce qu'elle permet d'exposer très rapidement les connaissances. L'apprenant étant dans une posture passive, il n'est attendu de lui qu'une "régurgitation" des informations préalablement reçues. Le meilleur fonctionnement de cette méthode n'étant garanti que lorsque l'enseignant et l'élève ont un même bagage cognitif. Ce qui n'est d'ailleurs jamais le cas.
Autre courant présenté dans la vidéo, le béhaviorisme. Il vise à modeler le comportement des apprenants. Très efficace dans la gestion de classes, ce courant a pour objet de soumettre les apprenants à des stimuli et à y répondre par des renforcements positifs et négatifs. Les évaluations formatives et sommatives sont des héritages de ce courant.
Enfin, le groupe des courants constructivistes dans lequel on trouve le cognitivisme, le constructivisme et le socioconstructivisme. Ils font profession de s'intéresser aux apprenants et aux raisons de l'apprentissage. Pour ces courants, l'apprenant est dans un rôle actif puisqu'il construit lui-même son apprentissage et parfois avec d'autres apprenants par des échanges.
On appréciera la présentation simple et fort intéressante des courants. L'intérêt de cette présentation, pour paraphraser l'auteure, réside dans le fait qu'il ne s'agit pas d'un simple cours d'histoire mais d'un analyse des théories de l'apprentissage afin que chaque enseignant puisse puiser ici et là les forces en vue d'être efficace dans ses pratiques.
On évalue peu les formations professionnelles en cours d'emploi. Pourtant, différents modèles existent, qui permettraient de rapprocher les salles de formation du poste de travail. Ceci, afin de mesurer les effets positifs d'une formation ou de la dynamique globale de formation dans laquelle s'engagent les individus.
Concevoir de modules de formation en ligne est un travail de précision : viser juste, plonger les apprenants dans une expérience réelle qui leur permette de remettre en question leur mode de fonctionnement. « Changer ce que les gens font, et pas seulement ce qu'ils savent ».
Concrètement, la combinaison de la visioconférence et du blog s’est révélée efficace pour créer et maintenir la cohésion au sein du groupe d’apprenants.