La pensée communicationnelle. 2e édition revue et augmentée
L’information prolongée par la communication
Publié le 26 septembre 2016 Mis à jour le 26 septembre 2016
Le dernier rapport mondial de suivi sur l’éducation, paru début septembre, annonce 50 ans de retard sur la feuille de route internationale 2015-2030, les « ODD » alias Objectifs de développement durable.
La raison principale : le faible engagement des états dans le financement de l’éducation.
Un deuxième rapport fait écho à ce constat, fruit des travaux de la Commission sur l’éducation. Créée il y a un an, lors du sommet d’Oslo sur l’éducation pour le développement, cette instance réunit chercheurs, experts et dirigeants, sous l’égide de l’envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale, pour « étudier et dynamiser les investissements dans l’éducation en vue d’inverser la tendance actuelle au sous-investissement ».
Dès la fixation des objectifs on a souhaité créer une commission sur les freins qui allaient empêcher de les attendre.
Selon la Commission « le désintérêt à l’égard de l’éducation sera le défi plus important à relever ces 15 prochaines années ». Un chiffre particulièrement parlant : en 2050, le faible niveau d’éducation causera autant de pertes de vie que le SIDA et le paludisme, deux des principaux fléaux sanitaires au monde.
Comme la Commission le rappelle, ce n’est pas « juste » une question d’argent. A pourcentages égaux de PIB par habitant alloué à l’éducation, les résultats varient et sensiblement.
Il est nécessaire de s’inspirer des cas qui réussissent : par exemple, des politiques entreprises par les pays « à plus forte croissance éducative » (Éthiopie, Togo, Burundi, Malawi etc.) ; puiser dans les initiatives de recherche comme SABER - Systems Approach for Better Education Results (Banque mondiale) ou RISE - Research on Improving Systems of Education (agence britannique, DFID) ; investir dans des actions qui ont fait « leurs preuves », comme un enseignement dispensé en langue maternelle.

Pour réaliser les objectifs fixés, la Commission considère qu’il faudrait incrémenter les dépenses en éducation de 1 200 milliards à 3 000 milliards par an. Les moyens :
En combinant ces axes d’intervention, la Commission fait le pari d'une réalisation des objectifs visés d’ici une seule génération, 2040 au plus tard : la génération apprenante.