Quand on parle d’effet de serre, on pense généralement aux gaz relâchés dans l’atmosphère qui contribuent au réchauffement climatique. Des étudiants en génie mécanique de l’Université de Sherbrooke ont décidé d’aborder la chose autrement en appliquant le principe de l’effet de serre à une autre échelle. Ils ont installé un capteur qui permet de maximiser l’effet du soleil dans une série de cases vitrées sur le toit d’un hôpital de Sherbrooke. En récupérant l’air chauffé naturellement, il parviennent à réduire la facture de gaz naturel de cet établissement de santé de quelque 15 700 $ par année. Cette idée, en apparence relativement simple, a été raffinée et mise à l’épreuve avec succès par les huit étudiants du projet ARES – Air réchauffé par l’énergie solaire. Depuis deux ans, ils ont réalisé les différentes phases de leur projet au Pavillon d’Youville du Centre de santé et de services sociaux – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke (CSSS-IUGS).
Une initiative verte et rentable
Le capteur à effet de serre aménagé sur le toit de l’hôpital occupe un espace assez important, et il est bien visible de la rue. La structure en longueur se compose d’une double paroi en tôle contenant un isolant thermique et de panneaux de polycarbonate, et couvre une surface de 92 m2.
«Le concept n’est pas nouveau, mais les solutions actuellement offertes sur le marché sont de taille beaucoup plus modeste, explique Simon Lavoie, étudiant en génie mécanique. Notre projet visait à créer une installation de plus grande envergure, mais pour y parvenir, il fallait trouver un partenaire. Le CSSS-IUGS s’est montré intéressé, mais il a d’abord fallu démontrer que l’opération allait être rentable et même générer des économies.»
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Crédit photo : Pakhnyushcha / Shutterstock.com
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