Tout ce qui
est technologique intéresse automatiquement les étudiants. Un
préjugé qui motive beaucoup d'innovations introduites aujourd'hui
par certains enseignants dans leurs pratiques de classe.
Un
préjugé qui s'avère faux pour peu que l'on prête attention aux
résultats de ces innovations ; au lieu d'en attribuer les
échecs à d'autres facteurs.
C'est ce qu'a réalisé Annie Olivier
dans sa classe et qu'elle nomme très bien « l'affaire Netvibes ».
Cette
enseignante a décidé d'intégrer l'outil Netvibes dans son cours
d'Actualités des arts et vie culturelle.
Le résultat : une déconfiture. Dans un récit paru sur Profweb, elle revient
sur cette expérience et propose trois éléments d'explication de
cette situation.
L'intégration
des technologies dans l'enseignement et l'apprentissage doit être
soumise à trois préalables :
- S'assurer
d'un certain niveau de maîtrise de la démarche de recherche
d'informations sur Internet par le biais d'ateliers préparatoires.
- Réaliser
une analyse comparative des différents outils utilisés par les
étudiants avant d'arrêter notre choix sur un en particulier.
- S'assurer
que l'outil rejoigne le profil des étudiants ciblés.
Annie
Olivier tire cette leçon sur laquelle devraient insister tous les promoteurs de l'intégration des TIC dans l'enseignement : ne
jamais oublier, d'abord et avant tout, de se demander si l'outil
proposé correspond réellement au profil de mes étudiants et ce,
même si l'intégration de cet outil dans la stratégie pédagogique
est « théoriquement » logique et attrayante...
L'affaire Netvibes... ou l'importance de proposer des outils technologiques intéressants, uniques et utiles