Gestion des ressources humaines
Ce cours vise la connaissance et la compréhension des composantes de la gestion des ressources humaines ainsi que de l'impact des contextes environnemental et organisationnel.
Publié le 02 mars 2020 Mis à jour le 02 mars 2020
Sur quoi repose le prestige d’une entreprise ou d’une école? Souvent, sur le nombre d’effectifs. En effet, généralement, les départements de communications vont se faire un plaisir de souligner les employés et étudiants qui fréquentent une institution. Encore faut-il que cette popularité continue afin de préserver son aura prestigieuse. Avec un marché de l’emploi mondialisé et appelant à de plus jeunes générations et une grande mobilité étudiante, le travail de recrutement s’est complexifié.
Dans les milieux professionnels, les recruteurs cherchent toujours à bien mettre en marché les offres d’emploi. Cela signifie une description claire du poste avec une rémunération intéressante. Comme on n’appâte pas des mouches avec du vinaigre, il faut aussi sélectionner les canaux de diffusion afin de s’assurer d’attirer des candidatures qui répondent aux attentes. Cela veut dire choisir les sites et les événements en fonction du profil recherché. Des campagnes auprès des universités seront bonnes pour les jeunes diplômés alors que des revues professionnelles séduiront des personnes plus expérimentées.
De plus en plus, des entreprises changent les titres des postes pour les rendre plus « cool » et attirants. Ainsi apparaissent des demandes de prophètes du numérique, de ninja de ressources humaines et autres intitulés qui ont de quoi susciter l'étonnement. Sauf que parfois, ça tourne au ridicule et, surtout, représente des risques. Déjà des profils seniors ne seront pas forcément attirés par des références à la pop culture. Et puis, c’est bien beau faire rêver le candidat mais si le poste ne s’avère pas aussi « magique » que promis, l’image de l’entreprise en souffrira puisque cela circulera.
Du côté des grandes écoles françaises, des commerciaux travaillent pour elles afin de trouver les perles rares. Une façon de s’ouvrir à l’étranger, bien sûr, mais aussi de s’assurer du prestige de son établissement car la compétition est féroce et se veut désormais à l’échelle mondiale. Donc, des « country managers » sont mis en place sur tous les continents et font tout pour attirer les candidats et même les chouchouter. En effet, ils doivent encore s’adapter aux réalités culturelles de chaque milieu.
Par exemple, en Chine et en Inde, l’influence familiale est forte alors ils vont souvent d’abord traiter avec la famille tandis qu’en Amérique du Nord ou en Europe ils s'adresseront directement avec le potentiel étudiant puisque la décision se prend sur une base personnelle. Pour les étudiants africains, ces agents de liaison deviennent presque un membre de la famille.
Le gouvernement d’Emmanuel Macron a bien dit d’ailleurs vouloir ouvrir aux étudiants étrangers mais beaucoup dénoncent le double discours des politiques depuis des années. Parce que cette ouverture de façade cache la réalité de la sélection des candidatures internationales. Elles se font souvent avec en tête la question de la sécurité et aussi du régime libéral de la société française.
En effet, on préférera de jeunes adultes provenant de familles riches plutôt que réellement s’intéresser à tous. Une situation que l’on voit également chez les grandes écoles américaines qui veulent bien attirer « l’excellence » mais généralement ce sont les plus fortunés qui auront plus de chances pour garnir les coffres de l’établissement. Un contexte qui donne à réfléchir sur la notion de prestige beaucoup trop liée à la situation financière dans les études supérieures.
Illustration : Steve Watts de Pixabay
Références