Le savoir, partout où il se trouve
Les frontières ont longtemps été perçues comme une incitation, une invitation au voyage et à la découverte. De nos jours, grâce aux technologies de l’information et de la communication, Internet bien sûr, les connaissances n’ont jamais autant voyagé. Est-ce pour autant la garantie que les barrières du racisme et de l’indifférence au sort de l’Autre ne tarderont pas à s’écrouler comme murailles à Jéricho ? Rien n’est moins sûr. Pourtant, les pistes pour réduire le fossé entre les cultures existent. En voici une, à la fois ancienne et très actuelle.
De la quête de reconnaissance à l'empathie
À l'heure où les algorithmes et les réseaux sociaux s'imposent comme des pourvoyeurs industriels de "signes de reconnaissance", comment la pédagogie peut-elle outiller les jeunes générations pour qu'elles apprennent à s'auto-valider, tout en restant capables d'accorder à autrui une attention réelle, humaine et désintéressée ?
Le numérique, facteur d'incertitude créative dans l'enseignement
Pour limiter la prise de risque, les enseignants se contentent bien souvent d'accorder une place accessoire au numérique dans leurs cours. En effet, placer le numérique au cœur de la démarche de scénarisation sous-entend une remise en cause des postulats et oblige pédagogue et apprenants à conjuguer avec l’incertitude. Et si l'incertain faisait tout le sel de l'enseignement ?
De l'importance d'apprendre le mandarin
Quand vient le moment de choisir quelle langue étrangère les enfants doivent apprendre, le choix se tourne souvent vers celles qui seront économiquement viables. L’anglais s’est donc imposé internationalement. Or, avec la place géopolitique de plus en plus grande de la Chine, plusieurs croient que le mandarin sera bientôt nécessaire pour atteindre le succès professionnel. Un enseignement vu comme un espoir dans les pays occidentaux et africains.