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Publié le 15 septembre 2023 Mis à jour le 15 septembre 2023
Le retour à l'école ou au collège s'apparente parfois à une vraie épreuve pour certains enfants ou adolescents qui doivent renouer avec un environnement où ils sont victimes de harcèlement. Mieux documenté depuis plusieurs années, ce fléau pèse sur le moral des victimes et sur celui des parents qui ont désormais recours à des offres nouvelles pour faire face à cette problématique.
Ce mardi 5 septembre, au lendemain de la rentrée scolaire, un adolescent de 15 ans s'est pendu dans sa chambre - un drame qui serait lié au harcèlement qu’il subissait depuis un an dans son lycée de Poissy (Yvelines). Depuis plusieurs années, les faits divers tragiques de ce type se succèdent et se ressemblent : des enfants ou des adolescents mettent fin à leurs jours sur fond de harcèlement scolaire. Le sujet a suffisamment ému la société pour que le gouvernement s’en empare et propose des mesures, tandis que les comportements à adopter vis-à-vis des enfants harcelés et harceleurs sont régulièrement débattus et commentés par des spécialistes.
Pour les parents dont les enfants font leur rentrée à l’école, et surtout au collège, la question peut tout à fait être angoissante, puisqu’elle remet en cause leurs capacités à comprendre et à aider leurs enfants. Régulièrement, les parents peuvent être confrontés à un enfant évasif ou mutique sur le harcèlement dont il souffre en milieu scolaire. A contrario, ce sont aussi les enfants qui se heurtent parfois à de l’incompréhension de la part de leurs parents, et qui souffrent ensuite d’un sentiment d’isolement ou d’abandon.
Avec près d’un million d'élèves touchés par le harcèlement à différents niveaux selon le ministère de l’Éducation nationale, le problème est désormais pris au sérieux. Pour accompagner les victimes et leurs parents, deux numéros d’urgence existent : le 3018 et le 3020, spécifiquement dédié au cyberharcèlement. Ces lignes proposent assistance et conseils, en plus de signaler au ministère de l’Éducation nationale les éventuelles situations de harcèlement avéré. Le programme pHARe du gouvernement forme, quant à lui, le personnel scolaire à la lutte contre le harcèlement et sensibilise les élèves à cette problématique.
La Première ministre Elisabeth Borne a par ailleurs prévu de nouvelles annonces à la fin du mois censées compléter ce dispositif, et a déjà mis en avant la possibilité prochaine pour les établissements d'expulser les élèves harceleurs. Elle rappelle :
“C'est tout le monde qui doit être sensibilisé et mobilisé: les élèves, les parents, évidemment la communauté éducative mais aussi les policiers, les gendarmes pour recueillir les plaintes, la justice, les plateformes. Donc c'est une mobilisation de beaucoup d'acteurs, de secteurs et c'est pour ça que j'ai souhaité porter ce plan à mon niveau”.
Pour autant, reste pour les familles le besoin d'accompagnement une fois passée la porte de l'école. Plusieurs associations proposent ainsi un soutien guidé pour les enfants et les familles, à commencer par France Victimes, la fédération nationale d'aide aux victimes en France.
Autre problème : le parcours d’un enfant victime de harcèlement est parfois long, et nécessite un accompagnement et un suivi psychologique ou juridique, qui peuvent représenter un coût important pour certains parents. Les assurances scolaires se sont donc emparées elles aussi de ce sujet. Déjà obligatoires pour les sorties et les activités extra-scolaires des élèves, certaines proposent dorénavant un accompagnement et une prise en charge de certains frais liés au harcèlement scolaire.
C’est le cas d'assurances classiques comme la MAIF ou Carrefour Assurance, mais aussi d’assurance en ligne à l’instar de FRIDAY. Cette dernière propose ainsi une assurance scolaire accolée à son assurance logement, et qui prévoit notamment “un accompagnement psychologique” en cas de harcèlement, mais également des services de “coaching pour aider [l’enfant] à faire face au stress ou à retrouver sa confiance [en lui] et en les autres” mais aussi pour les parents.