Notre économie est principalement basée sur l'achat d'objets neufs. Le vieux, quant à lui, prend le chemin des poubelles ou, dans le meilleur des cas, du recyclage. Il semble que les articles d'occasion suscitent de la méfiance alors que bien souvent, ils n'ont pas tant servi et accumulent surtout la poussière. Et si on revenait un peu à une économie de partage? Voilà l'idée qui a traversé l'esprit de Fauve Doucet, une citoyenne et mère québécoise préoccupée par la surconsommation actuelle.
Après avoir réalisé une étude de marché et des groupes Facebook afin de générer le prêt entre voisins, l'ampleur du succès a mené à la création d'une application disponible sur Apple Store et Google Play : Partage Club.
Un système de prêts 2.0
Le concept est simple. Une fois inscrit, l'usager peut alors proposer des objets qu'il accepte de prêter pour certaines périodes à d'autres membres de l'application dans son voisinage. Que ce soit un exerciseur pour bébé, un vélo, un grand chaudron pour réaliser une recette dans une fête de famille ou une caméra sportive, chacun peut offrir ce qu'il souhaite et répondre à des demandes.
Ainsi, par la suite, les personnes discutent, établissent les modalités et se rencontrent alors en vrai afin de s'échanger l'objet dans un lieu neutre pendant la durée déterminée. D'ailleurs, l'application peut rappeler à l'usager s'il est en retard et doit remettre l'item.
À la manière de nombreuses applications, il est possible de noter les différents usagers et signifier si certains n'ont pas respecté certaines règles. Les responsables travaillent en ce moment sur un système d'authentification et même sur une éventuelle assurance prêt pour dédommager les membres si l'objet ne revient pas ou s'il est brisé. Tous les citoyens québécois peuvent essayer gratuitement le service pendant 3 mois et ensuite, ils devront débourser 60$ par année afin d'avoir accès aux voisins. De cette façon, cela permet d'avoir un service à la clientèle, de faire évoluer l'application et d'éviter de tapisser de publicités le service.
Le site propose d'ailleurs aux villes, aux entreprises, aux propriétaires d'immeubles à logement et aux établissements de formation la possibilité d'acheter des licences afin de le fournir à une masse grandissante de personnes. 3 municipalités au Québec offrent soit à plus petit prix ou gratuitement aux citoyens le service. De son côté, l'Université Laval s'est associé avec l'application pour en faire bénéficier les étudiants comme les professeurs.
La solution se veut uniquement pour le territoire québécois mais le succès de l'application pourrait mener à des versions allant au-delà de la province canadienne.
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