Changements climatiques oblige, les bassins de rétention le long des autoroutes et des quartiers trop drainés se sont multipliés depuis une vingtaine d'années. L'ingéniérie civile derrière leur conception s'est attardée à leur capacité, leur efficacité, leurs coûts et leurs techniques de construction mais rarement à leur potentiel écologique.
L'équipe de la professeure Poulin de l'Université Laval a comparé les communautés végétales de 20 bassins de rétention situés aux abords de quatre routes du Québec à celles de 20 milieux humides situés à proximité de ces bassins et de 20 milieux humides situés loin des routes.
Si la composition végétale des bassins est très similaire à celle qu'on trouve dans les milieux humides naturels adjacents ou distants de la route, elle diminue à mesure que l'on s'éloigne des rives des bassins.
«En créant des rives sinueuses autour de la zone aquatique du bassin plutôt qu'une rive régulière et en diminuant la pente du talus, on augmenterait significativement la superficie sur laquelle les plantes des milieux humides peuvent s'installer, suggère la professeure Poulin. On pourrait aussi utiliser ces milieux comme pépinières pour faire croître des plantes qui pourraient servir dans des projets de restauration de milieux humides.»
Bref, avec des changements mineurs dans leur aménagement, on peut accroître substantiellement leur diversité biologique.
Pour l’article complet : Bassins de rétention autoroutiers: des infrastructures qui pourraient donner un coup de pouce à la nature
Illustration : Pierre-Alexandre Bergeron D’Aoust
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