Virtual Models of European Universities : un portrait réaliste de la situation. Une étude majeure. *
Fort bien faite, elle nous mène, au fil de ses 228 pages, à des conclusions très pertinentes et utiles.
Publié le 16 janvier 2007 Mis à jour le 16 janvier 2007
La « ECAR (EDUCAUSE Center for Applied Research) Study of Undergraduate Students and Information Technology, 2006» est une étude annuelle de grande envergure.
Dans sa version 2006, 100 institutions universitaires et collèges y ont participé et 28 724 étudiants ont répondu au questionnaire. 84 % d’entre eux proviennent d’institutions publiques et deux étudiants sur 5 proviennent d’institutions de plus de 15 000 étudiants.
Plus spécifiquement, au niveau des équipements :
Au niveau des utilisations, ils se servent :
Et sur le campus ?
Les plus jeunes et les femmes préfèrent des cours avec moins de technologie et les plus vieux étudiants avec plus.
70 % des étudiants qui ont ont ordinateur portable ne l’apportent jamais en classe. Seuls 15 % le font au moins une fois par semaine ou plus. Le poids de l’appareil ainsi que le risque de vol sont les principaux arguments cités pour ne pas les apporter avec eux.
Des 75 % qui utilisent une plate-forme de cours, seuls 4,5 % n’en sont pas au moins satisfaits. Plus ils les utilisent, plus ils en sont satisfaits. On apparécie particulièrement les éléments asynchrones de ces systèmes plutôt que les éléments synchrones.
Globalement on trouve que ces technologies permettent de mieux apprendre et de s’impliquer plus activement. Mieux 55 % croient clairement que les technologies aident à mieux communiquer avec leurs compagnons et leur milieu.
Les enseignants, au coeur de la tourmente
L’habileté des enseignants à se servir des technologies a été le point le plus commenté, 57 % des étudiants trouvent que leurs professeurs en font une utilisation acceptable, mais qu’ils ont beaucoup de retard à les intégrer dans leur fonctionnement.
Pire, ils assument que les étudiants en connaissent plus qu’eux, même pour des applications spécialisées qu’ils n’ont jamais vu.
Politique d’accès institutionnel et maturité
Branché et merveilleux mais aussi branché et fatigué... il y a des étudiants qui ne sont pas conquis par les nouvelles technologies et qui même les évitent, frustrés en raison d’un accès trop lent alors que d’autres ne savent pas les utiliser pour des tâches réellement utiles (savoir paginer un document, monter une présentation, insérer des formules croisées dans Excel, etc.). Ils sont peut-être bon pour jouer à des jeux ou chatter, mais pour le reste, ils ont besoin d’élargir leurs expériences !
Bref, tous ne sont pas également «matures» avec les technologies, ni y ont le même accès. C’est un point à considérer dans toute politique institutionnelle d’utilisation et d’accès aux technologies.
Pour le rapport complet, format .pdf : ECAR Study of Undergraduate Students and Information Technology, 2006