Ados au musée : combattre l'ennui
Une recherche universitaire et une expérimentation dans les salles d'exposition s'intéressent à la présence et à l'accueil des adolescents dans les musées. Un public peut-être pas si difficile qu'on pensait.
Publié le 11 août 2009 Mis à jour le 11 août 2009
Selon l’entreprise Scientific Learning, les fondements de l’apprentissage s’articulent en un ensemble d’activités cérébrales qu’il convient de mettre à profit plutôt que de contrarier.
Ainsi, on apprend mieux si :
Ainsi présenté, on conçoit aisément que les jeux vidéos correspondent assez bien à cette description, mais aussi certaines activités pédagogiques traditionnelles. La question demeure comment appliquer ces principes concrètement dans des activités de formation en ligne, à des coûts raisonnables et avec une infrastructure courante dans les écoles.
On envisage évidemment des activités plus riches et interactives que de simples QCM à la fin des leçons.
Selon l’entreprise Mind Research Institute quand un étudiant fait des erreurs, le fait d’en mesurer les conséquences peut lui fournir des informations sur pourquoi l’action ou la réponse est incorrecte.
Ainsi une compréhension conceptuelle des procédures et des faits est obtenue au delà du simple constat que la réponse est fausse. D’où l’importance de fournir une rétroaction significative en cas d’erreur.
Encore ici, l’aspect «simulation» est important et les conséquences des erreurs sont minimes car même en faisant des erreurs, l'activité conserve une certaine valeur puisqu'elle génère des informations, ce qui encourage la persévérance.
Dans l’étude, "Neural correlates of admiration and compassion," la chercheure Immordino-Yang a découvert par imagerie IRM que lorsqu’une émotion d’admiration est suscitée chez l’étudiant, le corps entier est stimulé positivement et l’ouverture aux données transmises est plus grande.
Ainsi, une présentation admirable, une démonstration réussie avec brio, une performance digne de mention, un engagement supérieur, n’importe quoi qui peut susciter l’admiration chez un individu contribuera à faciliter son apprentissage.
Il appert que l’idée que les décisions rationnelles sont dénuées de toute émotion est complètement fausse. Une bonne décision est prise avec satisfaction.
Pour un article sur le sujet : What educators can learn from brain research