Et si on ne savait plus reconnaître une œuvre humaine ?
Les IA génératives bousculent notre rapport aux images
Le rapport avec l’intelligence artificielle et l’art est compliqué. Déjà la question des algorithmes génératifs soulevait toutes sortes d’interrogations sur ce qu’était ou non de l’art, sa définition. De plus, sa prolifération sur les réseaux a mené à toutes sortes de réactions en ligne et pas toujours les meilleures.
Michael Jones, un sculpteur sur bois britannique, avait marqué Internet avec des créations incroyables d’animaux ou de créatures mythiques comme un centaure à partir de bûches de bois taillées et polies. Or, on le sait, l’IA gobe tout y compris les œuvres réalisées avant. Ainsi, il a eu la mauvaise surprise de voir des gens produire des images qui s’inspirent beaucoup ou reproduisent tout à fait son style artistique en ligne. Des individus inventés sur des pages Facebook prétextant avoir créé ces sculptures et qui font le bonheur et l’interaction des plus vieux sur Facebook, entre autres. Les spécialistes appellent cela des « pièges à boomers » puisque ce sont en général ceux de cette génération qui aiment et partagent ce type de billet réalisé entièrement par l’IA.
Inversement, pour l’artiste, de plus en plus de gens affirment que ces créations qu’il documente sont fausses, effectuées par des IA. Une remarque qui laisse Michael Jones un brin amer bien qu’il essaie de le voir comme un compliment. Ce qui montre bien la nécessité de créer un « label » qui permettrait de bien identifier ce qui est produit par IA ou pas. Or, jusqu’à maintenant, les législations stagnent et les technologies de filigrane ou de « watermark » peuvent être contournées.
La vétérinaire Sabrina Krief s’entretient avec Normand Mousseau sur son travail sur l’alimentation des chimpanzés. Une entrevue pour en savoir plus sur le métier de vétérinaire, l'alimentation des singes et comment ce type d'études peut aider à mieux comprendre l'Homme.
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