Les universités numériques thématiques (UNT) à la recherche de la viabilité
L’animation des UNT demande des ressources que ne justifient pas les utilisations : défis et résistances
Publié le 02 octobre 2000 Mis à jour le 02 octobre 2000
La standardisation des examens a atteint une telle ampleur et a tellement dévié de ses origines qu’on pourrait la comparer aux monstres des films d’horreur. Et ce sont nos écoles qui sont désormais menacées... La métaphore fait sourire mais voici quelques faits pour alimenter votre réflexion :
Devant ces constats, l’auteur du rapport qui en fait état questionne la poursuite d’une telle entreprise. À l’évidence, la normalisation des examens a profité à une classe sociale par ailleurs déjà favorisée. Alors que l’éducation devait permettre de combler le fossé entre les riches et les pauvres, on constate qu’il n’en n’est rien. En fait, la situation ne fait que s’aggraver.
Il y a urgence d’abandonner cette pratique afin de soutenir les enfants de milieux défavorisés dans leur apprentissage : comparer leurs acquis aux acquis d’autres enfants qui proviennent de milieux similaires. Il faut donner le droit à la différence et reconnaître l’importance d’approches pédagogiques multiples et diverses qui s’adaptent à la clientèle scolaire et à son milieu. C’est ainsi que l’on peut espérer atteindre l’équité et certainement pas par la voie de la standardisation.
Pour l’article complet : « Standardized Testing and Its Victims» de Alfie Kohn, publié dans Education Week, édition du 27 septembre 2000.
Par ailleurs, le site de l’auteur fournit un argumentaire et des moyens pour joindre les actes aux intentions. Recommandé.