Surveiller ou faire confiance ?
Une série de moyens que pourront prendre les maisons d’enseignement afin de prévenir la fraude au terme de ces formations en ligne toujours plus nombreuses et plus populaires.
Publié le 15 mars 2010 Mis à jour le 15 mars 2010
La rétention des étudiants dans les campus universitaires est l'un des problèmes majeurs auxquels font face les établissements américains en ce moment. Une piste de solution a été présentée dernièrement et elle comprend un mot magique: Facebook.
Les médias sociaux pour retenir de futures élites
La première semaine de février 2010 a été déclarée, dans cinq villes importantes des Amériques (New York, San Francisco, Londres, Sao Paulo et Toronto), semaine des médias sociaux. Parmi toutes les conférences organisées sur ce thème, l'une portait sur l'avenir du média social dans l'éducation supérieure. Le panel d'experts a alors déclaré que Facebook et les autres médias sociaux devaient être considérés comme des outils importants pour attirer et retenir les étudiants sur les campus universitaires.
Car, en effet, les universités américaines sont inquiètes de leur faible taux de rétention. Les statistiques actuelles démontrent que seulement la moitié des étudiants actuellement engagés dans des études postsecondaires obtiendront leur diplôme dans les six prochaines années.
L'avenir de l'enseignement, selon ces experts des médias sociaux, ne passera pas par le cours magistral ou la diffusion par webcam ou podcast de l'enregistrement d'un cours lu par un enseignant. Pas assez stimulant. Selon les experts, c'est l'innovation qui permettra de retenir les étudiants.
Cependant, comme le soulignait Kathleen King, formatrice d'adultes et présidente d'un groupe de conseillers en éducation dans l'état du New Jersey (USA), les universités ne sont actuellement pas encouragées à innover. Sans récompenses de différentes natures pour les enseignants innovants, selon elle, il sera très difficile de faire passer l'idée de l'utilisation des médias sociaux dans les classes.
A cela s'ajoute l'inquiétude des administrations universitaires, qui craignent pour la sécurité de leurs données qui transitent par les sites de réseaux sociaux.
Des utilisations pratiques autant pour les étudiants que pour les enseignants
Mais des initiatives voient le jour. La célèbre université de Harvard a décidé de prendre le train des médias sociaux. Désormais, l'institution est inscrite à l'application "foursquare". Les étudiants peuvent ainsi se servir de leur téléphone cellulaire pour explorer virtuellement le campus de l'université, les quartiers avoisinants et même les boutiques et restaurants du coin. Ils peuvent ainsi échanger des informations ou des avis sur différents endroits en dehors ou dans l'établissement.
Pour des utilisations plus pédagogiques de Facebook, de plus en plus d'étudiants s'intéressent à cette liste d'applications disponibles sur ce média social. On y retrouve des exemples comme:
Les professeurs peuvent également y trouver leur compte. Quelques propositions sélectionnées parmi beaucoup d'autres :
Susciter l'intérêt et être novateur: voilà les deux défis pour l'avenir des établissements universitaires aussi bien chez les Américains que dans le reste du monde. Reste à savoir comment cela se fera. Facebook et tous les autres réseaux sociaux ne constituent certainement pas la solution unique à ce problème épineux du désengagement étudiant. Cependant, ils font peut-être partie de la trousse à outils dont devront se munir les institutions postsecondaires avant longtemps.
"Can social media cure low student engagement ?", article du 15 février 2010 du eCampus News