Par exemple, la ville de Shangaï forme près de deux millions de ses citoyens à chaque année, dans tous les domaines, allant des formations techniques professionnelles aux formations de loisir et ce en mettant à profit aussi bien les canaux de formation traditionnels que les plus récents. Un concours littéraire populaire reçoit plus de 100 000 textes, pour des prix totalisant plusieurs dizaines de milliers d’euros. Des formations pour les aînés ou pour les futures mamans sont offertes dans des centaines de centres communautaires; des formations techniques pour divers métiers sont assurées dans des écoles le soir, etc.
Encourager le co-apprentissage
Une visite dans un parc populaire permet de constater que l’apprentissage informel et mutualisé se porte également bien : dans un espace d’une vingtaine hectares en pleine ville, on peut y apprendre à danser, à chanter, à faire du Taï Chi, des arts martiaux ou à jouer de la musique. On peut aussi s’improviser dessinateur public, professeur de langue, de badminton ou se donner en spectacle, selon son humeur ou son tempérament.
Certains s’élisent animateurs, enseignants, mentors, le tout dans la plus simple convivialité et tolérance.
On peut se demander si ce genre d’activités de formation mutualisées dépend d’une densité de population suffisante, d’une propension culturelle, d’une politique d’incitation officielle ou encore d’une carence d’autres activités plus intéressantes.
Quoiqu’il en soit, le plaisir et l’intérêt sont palpables et on en vient à souhaiter voir ce genre de lieu et d’esprit aussi apparaître dans nos villes et dans Internet. De la formation spontanée, sans distance, pour le plaisir d’échanger quelque chose...
(le bruit de fond, ce sont des milliers de grillons dans les arbres...)
Être ou ne pas être sourds n’est pas un choix réel. Les personnes sourdes ou malentendantes le sont de par nature. Le choix est d’être ou pas augmenté pour s’intégrer à l’école, à la société voire un jour de devenir des sur-êtres humains. Il s'agit un débat identitaire, social et philosophique.
Le site du musée du Louvre est en train de mettre sur pied Atlas, une importante base de données qui, lorsque terminée, regroupera l’ensemble des oeuvres. Une heureuse initiative dont on devrait tirer profit!
En Grande-Bretagne vient de naître un projet ambitieux, qui ancre la recherche en éducation dans le terreau de l'expérience des enseignants, et produira des ressources d'autoformation à la libre disposition de la communauté éducative. Un exemple à suivre.